YÉTI
Yeti: Curse of the Snow Demon
novembre 8, 2008
Suite au crash de leur avion dans les montagnes de l'Himalaya, les rescapés d'une équipe de foot s'organisent pour leur survie. Ils sont attaqués par une créature affamée, et assoiffée de sang, un abominable homme des neiges qui aime la chair humaine !
Réalisateurs
Distribution
Yan-Kay Crystal Lowe
Ashley
Carly Pope
Sarah
Ona Grauer
Fury
Ed Marinaro
Coach Gorfida
Marc Menard
Peyton Elway
Adam O'Byrne
James De Ravin
Kris Pope
Garcia
Brandon Jay McLaren
Rice
Elfina Luk
Kyra
Christian Tessier
Dennis
Taras Kostyuk
Yeti
Peter DeLuise
Sheppard
Viv Leacock
Chubbs
Josh Emerson
Andrews
Sean Bell
Jackson
Jacob Rivera
Jackson
Aaron Pearl
Tilman
Paul Jarrett
Capt. Washbrun
Equipe
Production:
Martin J. Barab (Executive Producer) — Dana Dubovsky (Executive Producer) — Eric Gozlan (Executive Producer) — Michael Greenfield (Executive Producer) — Daniel Grodnik (Producer) — Richard Iott (Executive Producer) — Mark L. Lester (Executive Producer)
Scenario:
Rafael Jordan (Writer)
Musique:
Michael Richard Plowman (Original Music Composer)
Photographie:
Curtis Petersen (Director of Photography)
CRITIQUES (1)
Un avion en vol vers le Japon transporte une équipe entière de football en direction d'un match de championnat. Mais le vol n'arrivera jamais à destination car, pendant une violente tempête, l'avion est endommagé par la foudre et s'écrase instantanément. Écrassé sur les sommets enneigés de l'Himalaya, l'avion est en mille morceaux, les morts sont innombrables, mais plus d'un a réussi à survivre au crash. En proie au gel et avec peu de moyens de chauffage, le groupe de survivants attend avec espoir l'arrivée des secours. Mais le temps passe et la faim menace, le seul moyen de tenter de survivre le plus longtemps possible est de commencer à se nourrir des cadavres. Ce choix drastique ne tarde pas à créer de nouvelles tensions au sein du groupe, mais dès que les survivants se rendent compte que pendant les heures sombres quelqu'un vole les cadavres des décédés dans le crash, la situation continue de se compliquer. Le gel semble maintenant être le dernier des problèmes, les quelques survivants de la catastrophe sont devenus la proie d'une créature féroce et affamée qui rôde parmi les montagnes enneigées. Cousin asiatique du Bigfoot canadien, le Yéti est certainement une créature de charme indéniable qui n'a pourtant jamais reçu l'attention qu'elle mérite de la part de l'industrie cinématographique. En effet, peu de films se sont intéressés à porter à l'écran l'homme des neiges monstrueux et on s'étonne un peu de ce manque d'intérêt étant donné la charge horrifique énorme inhérente à une créature aussi suggestive que le Yéti. Pour combler ce manque arrive "Yéti", une petite production pour la télévision dirigée par Paul Ziller ("Creatures du terror"), un artisan discret capable de faire son travail et de produire des œuvres suffisamment dignes capables de se différencier du rebut général auquel appartiennent la plupart de ces productions destinées directement à la diffusion télévisée. Avec "Yéti", nous avons affaire à un film objectivement laid et donc incapable de rendre le juste hommage à la créature des neiges, mais si on s'embarque dans la vision sans avoir trop d'attentes, alors le film de Ziller se laisse voir, a plusieurs atouts en sa faveur et pour de nombreux aspects se révèle même agréable. L'histoire est certainement bien construite et le spectateur est immédiatement plongé dans une intrigue assez crédible et tout compte fait intéressante. L'idée de commencer comme un film catastrophe, avec un accident d'avion initial et des survivants qui doivent survivre à l'avancée du gel, pour ensuite le faire progresser lentement vers l'horreur avec l'entrée en action du monstre, se révèle certainement gagnante. Pendant toute la première partie, en effet, on a l'impression de voir la copie carbone du bien plus célèbre "Alive - Survivants" de Frank Marshall et certainement - ce n'est pas vraiment un bien pour un film d'horreur - représente la partie la plus intéressante et réussie du film. Au moment où le Yéti entre réellement en action et que le langage passe de tons dramatiques à des tons indubitablement horrifiques, la qualité du film commence lentement à décliner car les scènes mettant en vedette la créature blanche semblent toutes un peu approximatives et la créature ne parvient pas toujours à inspirer la crainte appropriée. L'apparence du Yéti est bien soignée et on est assez surpris de constater qu'on a principalement eu recours à l'ancien mais toujours efficace maquillage avec acteur en costume et non seulement à la magie des (mauvais) effets en infographie. Lorsque le monstre est présent sur le plateau en chair et en os, cela fonctionne très bien, le maquillage est efficace et assez effrayant, dommage donc pour ces séquences (heureusement pas trop nombreuses) où on a recours à un numérique très médiocre qui fait perdre des points et de la crédibilité à l'histoire racontée. Au niveau de l'écriture, le film convainc à moitié, car d'une part nous avons une bonne construction de l'intrigue et des personnages pas trop odieux, d'autre part il y a plus d'une certaine naïveté éparpillée ici et là (partant du fait qu'on ne comprend pas pourquoi il n'y a que des Américains au centre de secours de l'Himalaya !) mais surtout une fin tout à fait improbable et ridicule qui verse dans le comique involontaire, faisant sourire le spectateur au lieu de l'effrayer. Certainement, donc, pas un beau film mais tout compte fait il divertit grâce à un bon rythme capable d'éviter les points morts et une narration en constante évolution. Si seulement on avait réussi à limiter davantage l'utilisation du numérique et à ajouter quelques éclaboussures de sang en plus, le résultat aurait été certainement plus appétissant. Note arrondie par excès.
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