District 9 backdrop
District 9 poster

DISTRICT 9

2009 NZ HMDB
août 5, 2009

Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre... Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire... Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué: pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp.

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Ken Kamins (Executive Producer)Peter Jackson (Producer)Bill Block (Executive Producer)Elliot Ferwerda (Executive Producer)Carolynne Cunningham (Producer)Mark Brooke (Executive Producer)
Scenario: Neill Blomkamp (Writer)Terri Tatchell (Writer)
Musique: Clinton Shorter (Original Music Composer)
Photographie: Trent Opaloch (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
À la fin des années 1980, un énorme vaisseau spatial alien a couvert le ciel de Johannesburg et y est resté depuis. Les autorités terrestres ont réussi à pénétrer dans le vaisseau spatial et ont trouvé une grande quantité de créatures aliens dénutries et dans des conditions d'hygiène pestilentielles. Transportés sur terre et installés dans un bidonville appelé District 9, les "crevettes" aliens ont vécu pendant vingt ans avec l'espoir de pouvoir retourner sur leur planète. Aujourd'hui, suite au mécontentement de plus en plus fréquent de la population terrestre locale qui se retrouve souvent face à des aliens aux comportements inacceptables, le gouvernement, en accord avec la multinationale MNU, a décidé d'expulser les crevettes du District 9 et de les transférer dans un nouveau camp de containment hors de la civilisation. Il reviendra au fonctionnaire de la MNU Wikus Van de Merwe de faire signer les ordres d'expulsion à la population du District 9, sans savoir que certains aliens s'efforcent de renverser la situation. Les aliens au cinéma nous ont été montrés sous toutes les sauces : envahisseurs assoiffés de soumettre la volonté humaine, mus par des idéaux pacifistes, monstres horribles à la salivation acide, pacifiques aux facultés thérapeutiques revigorantes, mignons petits chiens perdus, chasseurs de trophées impitoyables, et j'en passe... mais il fallait un petit film néozélandais pour apporter un réel souffle de fraîcheur dans un genre de plus en plus déserté comme celui de la science-fiction. Le réalisateur sud-africain Neill Blomkamp sort de nulle part, a derrière lui une poignée de courts-métrages (dont "Alive in Joburg" qui a inspiré et dont s'est développé "District 9") et une carrière plus que modeste en tant qu'animateur pour les effets spéciaux de certaines séries TV, est repéré par Peter Jackson qui lui confie la somme de 30 millions de dollars pour développer un long-métrage de science-fiction et puff... presque sorti de nulle part, l'un des succès de l'été cinématographique américain de 2009, ainsi que l'un des films les plus réussis et originaux que le genre ait produits au moins ces 10-15 dernières années. "District 9", avant d'être un magnifique film de science-fiction, est une réflexion lucide et adéquate sur la condition du différent, de l'extracommunautaire ; et pour transmettre un message de tolérance qui n'est jamais rétorique ni boniste, utilise le langage de la métaphore. Le parallèle entre les crevettes répugnantes de l'outre-espace et les "Terriens" de race noire est plutôt explicite et la même condition de ségrégation et de maltraitement à laquelle les aliens sont condamnés rappelle avec insistance l'apartheid (et le fait qu'il ait existé un "District 6" pendant cette période où les noirs étaient installés n'est sûrement pas une coïncidence). Il n'y a donc aucun mystère quant aux intentions de critique politique/sociale de Blomkamp, et pourtant, malgré le didactisme de fond, "District 9" apparaît intelligemment provocateur et jamais banal, imprégné qu'il est d'une ironie moqueuse et d'un amour explicite pour le genre. En effet, le film en question réussit à transmettre un message élevé en utilisant plusieurs langages expressifs visuels et en contaminant la science-fiction avec d'autres genres. On commence en utilisant le style du mockumentary, donc un grand mélange de prises de vue à l'épaule, de séquences de journaux télévisés, d'enregistrements avec des caméras de surveillance et d'interviews pour raconter à l'auditeur l'origine du débarquement alien, le développement de l'histoire et pour présenter les personnages. Cet air de "science-fiction réelle" occupe la première demi-heure du film et réussit immédiatement avec une grande efficacité à conduire l'auditeur dans cette condition de suspension de l'incrédulité nécessaire pour entrer dans l'univers alternatif de "District 9". Une fois l'uchronie créée, il y a un passage aussi naturel qu'initialement imperceptible au langage du cinéma classique pour prendre par surprise l'auditeur désormais accoutumé à l'optique du faux documentaire. À partir de ce moment, le film mélange à la science-fiction une bonne dose d'horreur (la lente transformation physique du protagoniste de mémoire cronenbergienne) qui débouche souvent et volontiers dans le gore, ainsi que des suggestions de fantapolitique (qui en fin de compte n'a pas grand-chose de "fanta", vu la soif d'armements) et une forte contamination avec l'action des films de guerre. C'est justement dans la dernière demi-heure haletante, faite de fusillades, d'explosions et d'exosquelettes robots de combat, que le film s'emballe dans un délire d'action tourné et monté magnifiquement. Un autre des grands mérites de "District 9" est la création de personnages capables de se distinguer de la masse, des protagonistes vraiment bizarres et singuliers qui seront difficilement oubliés. Si l'alien Christopher Johnson incarne des valeurs positives et représente le seul vrai et difficile point d'identification pour le spectateur, c'est avec l'humain Wikus que Blomkamp joue un tour pendable. L'alien, malgré son apparence répugnante, semble beaucoup plus "humain" que n'importe quel humain qui peuple le film, à commencer par notre "héros" Wikus Van de Merwe, un petit homme visqueux et arriviste avec un nom de colonialiste néerlandais, constamment mû par l'égoïsme et capable de se charger d'"humanité" uniquement en s'approchant de l'accomplissement de sa mutation alien (non sans raison, la seule scène dans laquelle Wikus inspire une empathie sincère est celle qui clôt le film). Félicitations aux effets spéciaux stupéfiants - numériques et non - soignés par la toujours plus efficace WETA, capable de miracles avec le maquillage et avec l'intégration entre créatures numériques et acteurs en chair et en os. "District 9" représente un point d'arrivée important pour le genre de la science-fiction, un film qui réussit à faire réfléchir et en même temps à divertir, qui réussit à mélanger des genres et des langages, un film original, en somme, et absolument réussi qui fera sûrement école. Il mérite aussi une demi-courge en plus. Curiosité. "District 9" a été au centre d'une polémique qui a failli provoquer un incident diplomatique avec le Nigeria. Le film a en effet été accusé de racisme envers le peuple nigérian, dans la mesure où les personnages de cette nationalité qui apparaissent dans "District 9" sont des criminels dédiés au trafic d'armes et de prostituées ainsi que des assassins cannibales. De plus, le leader des trafiquants nigérians dans le film s'appelle Obasanjo, tout comme l'ancien président nigérian. Pour ces raisons, le ministre de l'information nigérian Dora Akunyilli a demandé au comité de censure de confisquer la pellicule de Blomkamp et d'en interdire la projection dans les salles nigérianes.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (5)

talisencrw

9 /10

This was an outstanding debut by the New Zealander Blomkamp. Consistently enthralling and keeping one at the edge of his seat. THIS is a recent film, like 'Master and Commander: The Far Side of the World', that should have spawned sequels. Much better than his follow-up, 'Elysium' (I haven't watched any others he's made since; hope he doesn't end up a cinematic one-trick pony like M. Night Shyamalan...).

Kamurai

Kamurai

9 /10

Great watch, will watch again, and highly recommended.

This has a wonderfully exciting premise: alien refugees on Terra, how Terrans react and how the aliens react. The premise, as delivered, has some odd holes in though: it's specified that all of the crew have died, mysteriously, and no one knows how to operate the ship, but it's been in the air for some time. The idea of gravity alone should have motivated Johannesburg to evacuate, but their government interaction seems decidedly weak.

The advantage of setting the story in South Africa, for an American audience, is that it's a very capitalistic society where they speak chiefly English: it's very similar to being set in Mexico and using Mexican Cartels instead of Nigerian gangs.

So if we accept that we haven't been able to extract an incident report, that we're not able to move the ship, and none of the xenos can move the ship, then the premise includes that one xenos knows what to do. One would think that he just talks to someone and he gets all his people off planet, but since he's smart enough to do what he's been doing for 20 years, then he knows not to trust anyone. But this self-serving principle is key to understanding character motivations going forward.

The writing in this is so good, along with the effects, and performance delivery. As Vickis deals with his transformation, it prompts so many philosophical questions of what it is to be a person / human / xenos, a citizen, a government agent. It also sort of resembles a gangsta / heist movie at parts, as opposed to a anti-government escapee.

If any of the deep stuff worried you, then be at ease that this movie has plenty of explosions, gunfire and sci-fi goodness. It's also filled with some silly cliches that serve the points of the story, but there are several points in this movie that I have to shake my head at. The motivations don't make sense unless you're reminded that everyone, including the protagonists, are (forced) in a self-serving mindset and it's about what they can do for themselves, even when working together with the contrast being, of course, that only when anyone is cooperating that anyone gets anywhere.

This is such a great watch, and if you like sci-fi styled stuff, and don't mind the South African setting ("Chappie" is another one), then definitely give this a watch.

AstroNoud

AstroNoud

9 /10

A gritty and original story that is as entertaining as thought-provoking, combining xenophobic satire and political allegory with raucous action.

8/10

Filipe Manuel Neto

Filipe Manuel Neto

5 /10

For a low-budget film, it's a good effort.

I'm not a big fan of films about aliens, so the film won't be my cup of tea at all. However, that didn't stop me from seeing it, and appreciating what's good about it. Without a colossal budget or a powerful studio, director Neill Blomkamp gives us an intelligent and technically impactful film.

In fact, it is in the most technical details that I felt impressed by the film: we have extraordinary cinematography, with magnificent light and colors. The effects and CGI used are very good and prove that you don't need an endless bag of money to get a good result. The ship is strange enough and the aliens are credible enough, with a bizarre but elaborate and well-made appearance, and the way they speak is, at the same time, expressive and enigmatic. Much of the film was filmed in a real South African slum, and it is difficult to see that human beings are still living in such an environment.

The director bet on little-known actors, and this gives some additional credibility to the list of characters that were created here. Sharlto Copley is perhaps the easiest to recognize, as he has worked on some of the most widely circulated productions. Here, he is able to, at least, give us a worthy performance without major flaws... the only colossal flaw is not the actor's fault, but the script's, which gave his character a name very prone to jokes and puns in my mother tongue (I think French and even Spanish speakers will also understand): Wicus van de Merwe.

The film's biggest problem is the weakness of the script. It seems to me that the film attempted a kind of social criticism by placing, instead of human people, strange aliens in that filthy slum. Is the film a sharp criticism of the way we discriminate and segregate those we consider inferior or different from us? If so, I understand, but perhaps I was one of the few to understand. It's the only explanation for the way the film begins: instead of taking sick aliens to a laboratory and spending decades studying them in depth, are we going to put them in a filthy slum? It doesn't make any sense to me.

CinemaSerf

CinemaSerf

7 /10

The first twenty minutes or so of this is presented as if it were a documentary and with information whizzing about all over the place and tiny onscreen graphics attempting to set the scene, I found it really quite annoying. I was tempted to just give up, but gladly I didn’t because once it gets going it’s really quite good. Perhaps aliens have been watching the telly over the years so this time they have decided to skip the expected military welcome they’ve always received in the USA and gone to South Africa. Their mother ship parks itself above Johannesburg bearing a cargo of critters (they bear quite a resemblance to Arnie’s pals in “Predator”) who are looking for somewhere to live. The solution? Well that’s the favela-style shanty town called “District 9” where they are left in an almost feral squalor to fend for themselves. What proves to be of far more interest to humanity is their isomorphic weaponry, and when we discover a rather brutal way of getting round that security feature then things become even more perilous for the visitors. Determined to relocate the million-odd population, it falls to the nominally civilian process led by “Wikus” (Sharlto Copley) to organise their movement, but that never goes smoothly and along the way he becomes infected with a fluid that appears to be turning him into one of them! Now shunned by his own people and pursued by some weaponising mercenaries, he must rely on the “prawns” if he is to survive, or find any sort of cure. Once we’ve navigated the introductory fallow period, this picks up the pace entertainingly with a decent effort from Copley augmenting some really quite convincing visuals set in a glorified ghetto that provides as much a social commentary of how they are treated as it does an environment for the more traditional video-game elements of the story. At times it asks us whom is the more human and though set in the genre of sci-fi, asks quite poignant questions about mass migration that could apply much closer to home. Stick with it, it’s worth a watch.

Avis fournis par TMDB