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THE SECRET

The Tall Man

2012 CA HMDB
mars 19, 2012

À Cold Rock, petite ville minière isolée des États-Unis, de nombreux enfants ont disparu sans laisser de traces au fil des années, et n’ont jamais été retrouvés. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet mais pour Julia, le médecin dans cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de 6 ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle le perd de vue, elle ne reverra jamais son enfant.

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Kevin DeWalt (Producer)Jean-Charles Levy (Producer)Clément Miserez (Producer)Scott Kennedy (Producer)Jessica Biel (Executive Producer)David Cormican (Executive Producer)Gerard Damaer (Executive Producer)Thierry Desmichelle (Executive Producer)Lisa Donahue (Executive Producer)Nicolas Manuel (Executive Producer)Mark Montague (Executive Producer)Olivier Piasentin (Executive Producer)Steven Schneider (Executive Producer)Lionel Uzan (Executive Producer)Matthieu Warter (Executive Producer)Frank White (Executive Producer)
Scenario: Pascal Laugier (Writer)
Musique: Todd Bryanton (Original Music Composer)
Photographie: Kamal Derkaoui (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Cold Rock est une petite ville minière dans l'État de Washington. Des choses étranges s'y produisent, des enfants disparaissent et la légende veut que ce soit la faute de l'Homme Haut, une présence sinistre qui erre la nuit entre les maisons pour enlever les enfants et les emmener dans les bois. Julia Denning, le médecin local, ne croit pas à ces superstitions, mais une nuit, elle est réveillée par des bruits étranges provenant du salon et se retrouve face à une silhouette sombre et grande qui emporte son fils David. La femme se précipite à la poursuite du ravisseur qui charge l'enfant dans un fourgon : pour Julia, un cauchemar terrible commence ! Pascal Laugier est l'un des noms les plus marquants du cinéma d'horreur français moderne, notamment connu pour son surprenant film "Martyrs", qui a suscité un scandale mondial. Maintenant, Laugier est appelé à réaliser son premier film en anglais, une production américaine avec une star comme Jessica Biel au casting. Cela fait un moment que l'on parle de ses débuts américains et, entre des projets personnels (le flou "Details") et des œuvres de commande (le remake tout aussi flou de "Hellraiser"), Laugier s'est finalement fait connaître aux États-Unis avec un film qui est une sorte de compromis entre les deux, avec une inclinaison vers l'œuvre personnelle. Selon le réalisateur, "Les Enfants de Cold Rock" est un scénario qu'il avait dans son tiroir depuis 2005, jamais présenté car, à son avis, imparfait, jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il fallait pour le perfectionner et le courage de le soumettre à certaines sociétés de production, qui l'ont rapidement promu. Ainsi est né "Les Enfants de Cold Rock" ("The Tall Man" en version originale), un thriller intense et original qui parvient à surprendre à plusieurs reprises. Ce qui convainc le plus dans ce film, c'est sa capacité à maintenir l'attention du spectateur de manière constante, réussissant à surprendre avec une série de rebondissements et de changements de perspective qui transforment le film en cours de route. Cela se produisait déjà dans "Martyrs", où l'on parvenait à changer de registre au moins trois fois pendant toute la durée du film, une règle respectée dans "Les Enfants de Cold Rock". Le postulat initial, qui pourrait rapprocher ce film de nombreux autres avec des antagonistes de type "croque-mitaine", est rapidement éclipsé par le drame d'une femme qui perd son fils dans des circonstances mystérieuses. Il y a une légende en ville qui ressemble à l'histoire classique que l'on raconte aux enfants pour limiter leur envie d'émancipation, mais il y a aussi l'ombre d'un ogre qui fait peut-être des choses indicibles aux enfants. Évidemment, la solution est ce qu'il y a de moins banal à imaginer et parvient, même en ce qui concerne les changements de perspective et de style cités plus haut, à rendre ce film particulièrement captivant et original. On note ensuite une continuité thématique avec les précédents films de Laugier, ce qui confirme le statut d'auteur de ce réalisateur. Dans "Saint Ange", son premier long métrage, tout tournait autour d'un orphelinat en rénovation, d'une jeune femme de ménage enceinte et des fantômes des enfants qui hantaient gentiment l'endroit. Dans "Les Enfants de Cold Rock", on explore également la dimension infantile, violée, violentée et rendue inoffensive, comme c'était le cas pour les âmes inquiètes des pensionnaires de Saint Ange. Alors que dans "Martyrs", on perçoit la dimension holistique du mal et une certaine critique subtile de la société bourgeoise, qui, par son propre statut, a le pouvoir de tirer les ficelles du monde, de façonner la société selon ses dictats. En somme, "Les Enfants de Cold Rock" est un film qui frappe, mais c'est aussi un film qui, entre un coup de génie et un autre, présente quelques défauts qui en réduisent l'enthousiasme du spectateur. D'abord, on remarque certaines incohérences dans le comportement des personnages qui émergent surtout quand les cartes sont sur table, montrant la difficulté à justifier certaines décisions de scénario à effet. Ensuite, la fin, bien qu'opportune et suggestive, présente une dilatation excessive avec peut-être trop de parenthèses qui en diminuent l'efficacité. Très bonne Jessica Biel (également productrice du film) dans le rôle de la protagoniste, une femme courageuse et prête à se battre pour ses principes ; à ses côtés, Jodelle Ferland, désormais adolescente de tant d'horreurs ("Silent Hill" ; "Seed" ; "Case 39"), ici confrontée à un personnage perturbé, une fille muette qui vit dans des conditions précaires et souhaite rencontrer l'Homme Haut. Dans un rôle secondaire, Stephen McHattie ("Watchmen" ; "Immortals"), qui incarne le lieutenant Dodd chargé de l'enquête sur les enfants disparus. Quand un réalisateur européen (souvent français) est appelé à diriger un film aux États-Unis, il n'y a pas de quoi se réjouir... tous ne s'appellent pas Alexandre Aja qui, avec "Les Collines ont des Yeux", a tenu haut le drapeau tricolore, plutôt on a souvent des cas où les résultats sont des plats insipides qui sentent le déjà-vu. Il suffit de penser à David Moreau et Xavier Palud qui, après "Them", passent au remake de "The Eye", à Eric Valette qui, après "Malefique", se retrouve à diriger "Chiamata senza risposta" ou encore Xavier Gens qui, après "Frontiers", va à "Hitman : L'Assassin". Laugier, en revanche, s'en sort brillamment et, avec "Les Enfants de Cold Rock", parvient à poursuivre un discours très personnel commencé avec "Martyrs" et avec quelques références à "Saint Ange". En somme, "Les Enfants de Cold Rock" est un film de Pascal Laugier, cela nous pouvons l'affirmer sans aucun doute et, à l'exception de quelques longueurs et imperfections de scénario, nous avons affaire à un beau film qui parvient à captiver l'attention.
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