En quarantaine backdrop
En quarantaine poster

EN QUARANTAINE

Quarantine

2008 ES HMDB
octobre 10, 2008

Une reporter et son caméraman sont coincés à l'intérieur d'un immeuble placé en quarantaine, où d'étranges créatures vivent...

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Doug Davison (Producer)Roy Lee (Producer)
Scenario: John Erick Dowdle (Writer)Drew Dowdle (Writer)Jaume Balagueró (Writer)Luiso Berdejo (Writer)Paco Plaza (Writer)
Photographie: Ken Seng (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Francesco Chello
La journaliste télé Angela Vidal est déterminée à documenter, avec son cameraman, la vie des pompiers de Los Angeles en service pendant les heures nocturnes. Les pompiers reçoivent un appel d'un immeuble du centre où semble s'être produit un accident impliquant une vieille dame. La journaliste les accompagne, mais elle se retrouve rapidement à documenter une situation d'horreur pure : dans l'immeuble se propage une contagion qui transforme les infectés en fous furieux et assoiffés de sang. L'autorité sanitaire bloque toutes les voies de fuite pour contenir la contagion, donc pour les habitants de l'immeuble, la journaliste, son collègue et les pompiers, l'unique objectif est de survivre. C'est le début de l'année, dans les salles italiennes débarque un mockumentary étranger qui raconte l'histoire d'une reporter télé et de son cameraman qui, déterminés à réaliser un reportage vérité sur le corps des pompiers, se retrouvent dans un condominium où se propage une étrange épidémie capable de transformer les êtres humains en monstres assassins enragés… Non, vous n'êtes pas en présence d'un inquiétant déjà-vu ni tant moins d'une sorte de malédiction qui vous fait revivre de nouveau l'année qui vient de s'écouler, peut-être comme cela arrivait, avec la même journée identique vécue à l'infini, à Bill Murray dans "Ricomincio da Capo". Ce n'est pas 2008, nous sommes dans l'année nouvelle, il ne s'agit pas de "[REC]", c'est sa copie carbone. Nous parlons naturellement de "Quarantaine", dernier, seulement dans l'ordre chronologique, exemple de la cannibalisation américaine aux dépens de la majeure partie de la cinématographie qui n'est pas made in Usa. Ces dernières années, en effet, c'est une tendance désormais très répandue, parmi les producteurs et les majors américaines, d'acquérir les droits de films qui ne soient pas en langue anglaise pour ensuite les refaire au pays, soit par manque d'idées, soit pour viser les gains sûrs, soit pour les deux raisons. Mais si, d'un point de vue commercial, et peut-être même du spectateur américain qui, sinon, ne profiterait difficilement de la vision de certains films, le choix pourrait paraître également partageable, on ne peut pas en dire autant en s'approchant de la chose du point de vue privilégié du spectateur italien, qui, pouvant disposer de tout film étranger néanmoins doublé en langue dantesque, se retrouve, un peu trop souvent ces derniers temps, face à la vision de films identiques, ou presque, entre eux. Et si, voulant, on peut fermer un œil dans certains cas, du remake du film asiatique qui a peut-être bénéficié d'une faible distribution même chez nous au "Funny Games" reproposé, dix ans après, on ne peut pas faire de même avec "Quarantaine", arrivé dans la péninsule à très courte distance de "[REC]", choix contestable de la distribution italienne qui, au lieu de miser sur des perles encore injustement inédites dans le bel pays, décide de proposer, après seulement 336 jours, la copie fanée du même film. Et déjà, il s'agit de cela, d'une copie fanée. Le pauvre spectateur ne se retrouvera pas seulement face à un film déjà vu mais ne pourra pas profiter de la beauté dont il se souvient mais plutôt d'un clone terne infiniment plus faible. Si les Américains se limitaient au simple fait de refaire à l'identique, la seule ennui auquel nous ferions face serait celui de nous retrouver à faire face à quelque chose de déjà vu, mais ici intervient le dommage en plus de la moquerie. Dans le yankee doit être inhérent un fort sens de supériorité, une estime de soi sans limites, on ne pourrait pas expliquer autrement le vouloir à tout prix mettre la main sur quelque chose qui fonctionnait déjà merveilleusement - tendance constatée dans la grande majorité des titres refaits aux États-Unis - finissant ensuite, le plus souvent, par empirer le résultat initial. Ce qui arrive ponctuellement aussi dans ce cas grâce, ou plutôt à cause, du travail en phase de scénarisation des frères Drew et John Erick Dowdle, avec le second chargé aussi de la réalisation. L'histoire de "Quarantaine", la majorité des événements, des cadrages sont les mêmes que ceux de "[REC]" mais là où le film cherche à se différencier, il échoue misérablement en affaiblissant considérablement, sinon en désintégrant, le résultat final. Il manque le niveau de tension très élevé du prédécesseur espagnol, son fort sens de terreur, ses chocs d'adrénaline, les scènes clés n'ont absolument pas le même impact. En termes simples, "[REC]" faisait plus peur. En plus de perdre en chemin une grande partie des dynamiques relationnelles et des détails de l'histoire qui se révèleront décisifs dans l'arrivée au grand final. Le final, le point le plus douloureux de toute la pellicule, la différence la plus grande et la plus grave avec l'originale, qui perd ce toucher de génie ibérique capable de mélanger totalement les cartes en jeu, de retirer au spectateur cette sécurité qu'il se créait sur les causes de la catastrophe le laissant, à la fin de la vision, avec plus d'une interrogation, pour pointer vers une rationalisation obtuse des événements qui ne peut susciter, naturellement, aucun sursaut chez celui qui regarde si ce n'est celui d'une ennuyeuse irritation. Mais après tout, si déjà du titre du film, ses affiches et ses bandes-annonces il était clair combien la production avait renoncé dès le départ à ce délicieux halo de mystère et à tenter de surprendre le public, on ne pouvait pas s'attendre à une réhabilitation in extremis dans les derniers cinq minutes du film. Parmi les quelques nouveautés positives de "Quarantaine", on peut compter quelques inserts splatter appréciables comme des jambes brisées ou des doigts coupés, et un couple de séquences inédites comme celle du sniper ou, surtout, le meurtre à coups de caméra avec autant de sympathiques éclaboussures de sang sur l'objectif. Les deux protagonistes se déplacent bien, deux visages connus des amateurs d'horreur : Jennifer Carpenter, fantastique dans le rôle de l'indemoniée dans "The Exorcism of Emily Rose", et Jay Hernandez, déjà torturé dans le premier "Hostel" et ayant connu un sort pire dans le second. En définitive, que vous ayez vu "[REC]" ou non, notre conseil est de mettre en quarantaine le film des frères Dowdle et de consacrer cette heure et demie que vous aviez prévue au joyau de Balagueró et Plaza, le résultat dans ce cas sera certainement satisfaisant : s'il s'agit de la première fois, vous aurez comblé une lacune et récupéré un très bon film, si vous l'aviez déjà vu... ne courez pas le risque de le revoir empiré ! Il mérite une demie citrouille en plus.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (1)

silvermistvio

5 /10

Due to the fact that it was filmed from reporter's cameraman perspective, I felt like I was dizzy (and I still am dizzy now) while watching this film. The plot is very simple but it could keep me watching it to the end. So, I'd say it's kind of watchable even if a lot of people would say it's not.

P.S.​ I kind of find that the main character, Angela is so annoying. I even wanted her to die and turn into zombie-like thing. (No offence.) Although it didn't show clearly how it ended, but I deeply hope and take it that Angela didn't survive. It's so sad that they didn't show the end of Angela.

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