Stacey et Mark mènent une vie heureuse en Afrique, mais un jour Mark a un accident et perd la vie. Stacey, dévastée par le chagrin, commence à voir Mark partout et rêve de lui toutes les nuits, même de faire l’amour avec lui. Quelques mois plus tard, pourtant, Stacey se rend compte qu’elle est enceinte et naît Martin, un enfant étrange qui montre immédiatement un attachement morbide envers sa mère. Mais le comportement de Martin devient de plus en plus étrange et ambigu, au point de faire penser à Stacey que l’enfant est un intermédiaire entre elle et l’esprit inquiet de Mark.
Lamberto Bava est de retour. Après le désastreux et peu « visible » « The Torturer », distribué uniquement pour le marché de la vidéo à domicile en 2005, voici à nouveau Bava Jr. qui se lance dans l’horreur avec « Ghost Son », un produit, cette fois, issu d’une riche collaboration entre l’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne et l’Afrique du Sud pour une distribution destinée au grand écran. Malheureusement, pourtant, le résultat n’est pas beaucoup meilleur par rapport au film de 2005 et l’air de « l’occasion manquée » se respire partout dans ce long métrage.
Le budget moyen-élevé entre les mains du réalisateur et le groupe d’excellents acteurs à disposition n’ont pas réussi à éviter que le résultat soit un thriller médiocre qui lutte avec difficulté entre le déjà-vu et l’ennui le plus absolu.
L’histoire de base n’est pas particulièrement intéressante et, selon les propres déclarations du réalisateur, aurait dû être une histoire d’amour surnaturelle qui ferait un clin d’œil au « Ghost » qui a propulsé Demi Moore dans le star system. En effet, tout commence par une histoire d’amour et le final, en proie aux bons sentiments, le confirme, pourtant, le « tournant » horrifique que le film acquiert avec l’avancement des minutes est peu plausible et vraiment trop discordant avec le reste de l’histoire : l’idée de l’enfant possédé n’est pas mauvaise, au contraire, c’est probablement la vraie composante réussie du film, pourtant, imaginer la méchanceté du fantôme n’a aucun fondement et semble une idée si forcée qu’on peut supposer qu’elle a été pensée simplement par manque d’un « quid » qui ferait avancer l’intrigue.
L’heure et demie abondante de film s’écoule trop lentement et le manque réel de scènes clés ou d’événements significatifs dans le récit amènent le spectateur à plus d’un bâillement. Cela est causé aussi par une mauvaise gestion des moments de suspense dont le film aurait pu bénéficier, au lieu de cela, tout ce qui pouvait créer de la tension n’est pas du tout exploité, résolvant l’ennui à chaque moment évocateur.
Autre énorme défaut de « Ghost Son » est le glissement dans le ridicule involontaire à plus d’une occasion, comme par exemple le geyser de vomi comique et fantozziano qui frappe la protagoniste qui tente de faire faire son rot au fils ou le moment où l’enfant possédé parle avec la voix du père défunt.
Le casting, comme il a été dit précédemment, est sûrement de bon niveau même si tous les visages n’ont pas été exploités à leur juste valeur : trop peu d’espace est donné au personnage interprété par le bon Pete Postlethwaite (« Le Monde perdu » ; « Dragonheart »), peu adapté au rôle de méchant apparaît le visage bonhomme de John Hannah (« Sliding Doors » ; « La Momie »), tandis que plutôt convaincante se révèle Laura Harring (« Mulholland Drive » ; « The Punisher »), même si l’attention du spectateur se porte plus fréquemment sur ses charmes que sur sa performance d’actrice.
Les effets spéciaux de Sergio Stivaletti sont, comme toujours, de très bon niveau et décidément peu intrusifs, tout comme la photographie de Giovanni Canevari et les musiques de Paolo Vivaldi sont très soignées ; mais en général on ne peut certainement pas considérer « Ghost Son » un film réussi, au contraire…
Nous attendons une nouvelle preuve de Lamberto Bava, mais avoir échoué de manière si éclatante avec une production de ce genre ne fait pas du tout présager un bon avenir.
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