Aller au contenu
Pas d'Affiche

SALVAMI

2013 โ€ข It

👍 👎 🔥 🧻 👑
Se connecter ou inscrivez-vous pour sauvegarder vos préférences

Commentaires

Commentaires (0)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli โ€ข
Le Verdict

Une jeune fille révèle à un ami avoir été battue et violée par un homme. Le garçon décide de se venger, en enlevant et en attachant le violeur pour le confronter à ses crimes.

Une jeune fille révèle à un ami avoir été battue et violée par un homme. Le garçon décide de se venger, en enlevant et en attachant le violeur pour le confronter à ses crimes. Dans l'immensité du paysage cinématographique de la vengeance, nous avons assisté à toutes les variations possibles du thème, des classiques du western comme "Midi Pile" aux magnifiques déclinaisons des années 70 comme "Death Wish", jusqu'aux acceptions paranormales comme "The Crow" et l'exploitation postmoderne de "Kill Bill" et Park Chan-wook. Un thème exploité jusqu'à la corde, donc, qui, s'il est traité avec la bonne approche, réussit encore à surprendre, comme nous l'a récemment démontré Niles Arden Oplev avec "Dead Man Down". Dans ce complexe et riche pamphlet de violence et de rédemption s'insère également le court métrage de Gianluca Fedele "Sauve-moi", qui choisit judicieusement de traiter le thème d'un point de vue complètement différent, plus intimiste. Bien qu'il n'invente rien qui n'ait déjà été vu ailleurs, Fedele écrit et dirige un film qui s'inspire du kammerspiel, un drame "de chambre" qui mise tout sur le confrontation verbale et psychologique entre le bourreau et... le bourreau. La victime, laissée à quelques poses dans le prologue, la histoire se concentre entièrement sur le violeur et le justicier, jouant continuellement et de manière ambiguë sur la façon dont les deux figures sont en réalité les deux faces de la même médaille. Le violeur fait remarquer à plusieurs reprises à son bourreau qu'en réalité, il n'est pas si différent de lui, et cela nous est également révélé par l'image où le violeur lui-même prend brièvement les traits du justicier, mettant ce dernier face à face avec ses véritables ou imaginaires fautes. Nous n'en savons pas beaucoup sur le garçon justicier, tandis que nous en voyons assez du violeur, un homme de moyenne âge qui revendique sa bonté d'avoir une femme (incite) et une fille adolescente à qui il consacre du temps et qu'il aime. La schizophrénie de l'homme souligne ainsi le thème fortement exploité selon lequel le "mal" se cache là où nous ne l'aurions jamais cherché, amplifiant ce discours sur la bourgeoisie pourrie et de façade que nous a proposé beaucoup de littérature et de cinéma au fil des ans. Peut-être que "Sauve-moi" manque de ce "quelque chose" qui pourrait le distinguer, car si le thème de base offre de bonnes perspectives, le développement ne va pas beaucoup plus loin, insiste sur l'ambiguïté de la condition de vengeur et sur le parallèle avec celui que l'on veut punir, se laissant aller à un rythme un peu trop lent. Excellente la photographie soignée par Alessio Occhiodoro, qui alterne fonctionnellement des tonalités glaciales avec d'autres plus chaudes, portant ainsi également sur le plan technique/chromatique le thème narratif dualiste de base. Bonne performance d'Andrea Gaetani qui interprète le violeur, moins convaincante en revanche Davide Rustioni, qui nous apparaît comme un justicier déconcerté et peu dans son rôle. Note arrondie par excès.
👍 👎 🔥 🧻 👑

Commentaires

Commentaires (0)

Questions sur Salvami

Quand est sorti Salvami ?

Salvami est sorti en 2013.

Quelle note a Salvami ?

La rédaction de HorrorCult donne à Salvami 3,0 crânes sur 5, sur une seule critique.

Lire les critiques