Anni Quaranta. Attilio è un attore che ha aderito alla Repubblica di Salò ed ora, nel dopoguerra, non ha più nessuna scrittura. Insieme ad altri tre disadattati tenta una rapina in banca che riesce anche se un componente della banda muore. I sopravvissuti tentano la fuga nell'Appennino parmense approdando a una cascina isolata nella campagna in cui vivono 4 donne che accettano di ospitarli dietro compenso. Ciò che li attende va molto al di là delle loro aspettative.
Nord de l'Italie, années 1940. L'acteur Attilio, éloigné des scènes pour des raisons politiques, organise un braquage dans un bureau de poste avec trois de ses amis. Le coup réussit, mais pas de la meilleure manière : Eurigio est blessé à mort et la police est à la poursuite des autres braqueurs. Attilio, Ugo et Ciccillo sont alors contraints d'abandonner la voiture et de continuer à pied dans les bois pour semer les forces de l'ordre. Les trois, fatigués et affamés, arrivent à une maison isolée parmi les arbres et sont accueillis par quatre femmes. C'est le début d'un cauchemar qui durera toute la nuit !
Les criminels et le cinéma d'horreur semblent vraiment aller de pair et il y a une raison précise à cela : si les protagonistes de l'histoire nous sont décrits comme des hors-la-loi impitoyables, la menace à laquelle ils devront faire face devra forcément être pire qu'eux. Donc, dès les premières minutes, on tendra à charger les protagonistes de connotations négatives pour augmenter l'attente d'une situation d'horreur et de mort potentiellement très intense, car, vu les prémisses, ce qui suivra devra forcément être exponentiellement plus terrible. C'est le moteur qui poussait la caractérisation des personnages de "Dusk Till Dawn", pour citer un titre parmi les plus connus et imités, et c'est la raison qui motive également le long incipit de "La casa nel vento dei morti", deuxième long métrage du réalisateur émilien Francesco Campanini.
"La casa nel vento dei morti" est le titre suggestif - qui rappelle beaucoup le cinéma italien d'autrefois - pour l'un des rares films d'horreur italiens à avoir bénéficié d'une distribution en salles. Bien sûr, nous parlons d'une distribution aux limites de l'invisibilité, presque une sortie technique, car pour une raison étrange, l'Italie craint ses propres films d'horreur au cinéma... mais c'est une autre histoire.
Campanini, qui avait fait ses débuts en 2008 avec le film noir "Il Solitario", a une bonne main et parvient à donner au film une certaine élégance formelle qui ne fait absolument pas remarquer le petit budget dont il dispose. Une certaine cura goliardica se remarque déjà à partir des beaux titres de tête pop-rétro - doublés par les titres de fin - et d'une utilisation parfaitement fonctionnelle des lieux ruraux, exploités au maximum pour donner une ample respiration aux scènes de la première partie et une claustrophobie à celles de la seconde, située à l'intérieur de la maison du titre. La photographie de Raoul Torresi est également remarquable, qui privilégie toujours des couleurs chaudes, et les musiques typiquement d'horreur de Lelio Padovani.
Ce qui fonctionne moins dans le film de Campanini, c'est tout le reste.
L'histoire, écrite par Luca Magri et scénarisée avec Chiara Agostini, est plutôt classique et respectueuse d'un certain type d'horreur de survie consolidé au cours des 40 dernières années. La première partie - la meilleure à mon avis - rappelle à l'esprit un certain type de cinéma hard boiled mais avec un cadre italien inédit, rural et en plus des années 1940, offrant ainsi au spectateur quelque chose d'insolite et de relativement nouveau, renforcé également par les références voilées à la crise du cinéma italien dans l'époque post-fasciste. La seconde, en revanche, s'installe définitivement sur le déjà vu en offrant au spectateur la situation habituelle de "Non aprite quella porta", qui dans ce cas précis rappelle plus le récent "Frontiers - Ai confini dell'inferno", pour le background criminel des protagonistes. La seule variante agréable est la composition exclusivement féminine du clan hôte, sur les raisons et les particularités desquelles on ne s'attarde malheureusement pas assez. Au milieu de tout cela, il y a plusieurs dialogues discordants et les interprétations des acteurs ne sont pas tout à fait convaincantes. À ce sujet, le quatuor de femmes paysannes fonctionne définitivement mieux, parmi lesquelles se trouve aussi la bonne Nina Torresi de "La bellezza del somaro", par rapport au trio masculin, mené par le scénariste lui-même Luca Magri et parmi lesquels on peut noter aussi Francesco Barilli, connu du public du cinéma de genre surtout comme réalisateur de cultes des années 1970 comme "Il profumo della signora in nero" et "Pensione paura". Barilli, de plus, est crédité également comme réalisateur pour une séquence du film.
"La casa nel vento dei morti" est donc un film partiellement réussi, fort d'un département technique et d'une esthétique supérieurs à de nombreux autres produits indépendants italiens contemporains mais déficients sur l'aspect plus précisément narratif et acteur.
Il mérite sans aucun doute une demie courgette en plus.
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