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LA LÉGENDE DE LUCY KEYES

The Legend of Lucy Keyes

2006 US HMDB
février 3, 2006

Le 14 avril 1755, Lucy Keyes disparut dans un bois de la Nouvelle-Angleterre. Folle de désespoir, sa mère, Martha, partit chaque soir à sa recherche, criant son nom à travers les bois, avant de mourir en 1786... sans l'avoir retrouvée. De nos jours, Guy et Joanne, qui viennent de perdre un enfant, emménagent avec leurs filles, Molly et Lucy, dans la vieille ferme des Keyes...

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Miriam Marcus (Producer)Tim Disney (Executive Producer)Mark Donadio (Producer)John MacNeil (Executive Producer)Marc Toberoff (Executive Producer)Bill Haney (Executive Producer)J. Todd Harris (Producer)
Scenario: John Stimpson (Writer)
Musique: Ed Grenga (Original Music Composer)
Photographie: Gary Henoch (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
La famille Cooley quitte le chaos urbain pour la tranquillité d'un petit village de campagne, où M. Cooley vient de recevoir une offre d'emploi pour une société qui prévoit de construire des éoliennes pour l'exploitation de l'énergie éolienne. Mais l'apparente tranquillité campagnarde cache des secrets inquiétants : en effet, chaque nuit, de étranges gémissements proviennent de la forêt et une figure vêtue de blanc semble rôder près de la ferme des Cooley. Initialement, les nouveaux arrivants pensent qu'il s'agit d'une tentative d'intimidation d'une vieille dame qui s'oppose à la construction des éoliennes, mais lorsqu'ils apprennent la légende qui plane sur ces bois, la conviction que le fantôme de la petite Lucy Keyes erre sans paix commence à se renforcer. Imaginez un film que vous avez sûrement vu. Une famille de la ville : lui, mari sérieux et père aimant, elle, femme fascinante et un peu tourmentée ; ensemble, ils élèvent deux filles, dont la plus petite semble avoir une amie imaginaire dès qu'elle met le pied dans la nouvelle maison. Mais une tragédie a marqué peu de temps avant l'intégrité de la famille : une troisième fille est morte, renversée par une voiture alors qu'elle mangeait une glace et jouait imprudemment sur le trottoir, parmi les cris de désespoir de la mère qui n'a pas le temps de la rejoindre, et la tragédie se répète chaque nuit dans les cauchemars de la mère. Ce film, vous l'avez déjà vu, n'est-ce pas ? Mais continuons. La petite famille s'installe dans une maison au milieu de la forêt et dès le début, on peut ressentir l'hostilité des villageois : la vieille dame qui ne veut pas que le paysage soit violenté par la construction des éoliennes, qui se présente avec des paroles au goût prophétique dans l'épicerie et devant l'église, effrayant Mme Cooley ; le voisin bourru à l'apparence de redneck qui pèle du fumier du matin au soir, menace avec un fusil et laisse des carcasses d'animaux inquiétantes autour de la maison. Ces personnages et ces caractéristiques vous rappellent quelque chose, n'est-ce pas ? Mais puis vient le tournant surnaturel et la symphonie ne change pas. Des voix nocturnes et des figures fantomatiques qui rôdent dans les bois, des légendes qui racontent l'histoire d'une enfant qui s'est perdue dans la forêt et n'est plus jamais rentrée chez elle, des actions des ancêtres qui se répercutent sur le présent, un petit cadavre à trouver et à qui donner la paix, un coup de théâtre final télécommandé au moins trois quarts d'heure à l'avance. Voilà, ce film que vous avez sûrement déjà vu même si vous ne l'avez pas encore vu s'intitule "La légende de Lucy Keyes", un incroyable mélange d'éléments éculés, volés çà et là dans les plus grands films de fantômes des 30 dernières années et mélangés sans inventivité, au point de créer un sentiment de déjà-vu embarrassant. Au-delà de l'absence totale d'originalité, toutefois très grave dans ce long métrage, "La légende de Lucy Keyes" ne parvient pas à émerger : l'histoire met trop de temps à entrer dans le vif du sujet, perdant trop de temps à décrire des personnages que chaque spectateur de films d'horreur connaît déjà parfaitement ; le rythme est excessivement lent et la tension fait défaut tout au long du film. L'absence totale de scènes proprement horrifiques ou même vaguement inquiétantes est ensuite un grave défaut pour ce type de film, qui parvient souvent à se faire remarquer même pour une bonne atmosphère. John Stimpson, au contraire, tourne avec un tel détachement émotionnel qu'il parvient à rendre tout si fatigué et lourd qu'il ne suscite chez le spectateur qu'un profond sentiment d'ennui. Il n'est pas compréhensible la présence d'un casting de premier ordre. Dans le rôle de Jeanne Cooley, il y a Julie Delpy ("Broken Flowers" ; "Avant le coucher du soleil"), tandis que dans le rôle de son mari Guy, il y a Justin Theroux ("Mulholland Drive" ; "Inland Empire"). Dans des rôles secondaires apparaissent Mark Boone Jr. ("Batman Begins" ; "30 jours de nuit") et Brooke Adams ("Terrore dallo spazio profondo" ; "La zona morta"). Tous des acteurs de renom inexplicablement impliqués dans un petit film fade et sans aucune importance. En somme, un seul mot suffit pour décrire "La légende de Lucy Keyes" : inutile.
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