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LES PROMESSES DE L'OMBRE

Eastern Promises

2007 CA HMDB
septembre 14, 2007

Bouleversée par la mort d'une jeune fille qu'elle aidait à accoucher, Anna tente de retrouver la famille du nouveau-né en s'aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l'ouvrage qu'elle tente de faire décrypter, la sage-femme rencontre Semyon. Elle ignore que ce paisible propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable chef de gang et que le document qu'elle possède va lui attirer de sérieux problèmes...Pour Nikolai, chauffeur et homme de main de la toute-puissante famille criminelle de l'Est, c'est le début d'une remise en cause. Entre Semyon et son fils Kirill, prêts à tout pour récupérer le journal, et l'innocente Anna, sa loyauté va être mise à rude épreuve. Autour d'un document qui se révèle de plus en plus explosif, plusieurs vies sont en jeu, dont la sienne, alors que se déchaînent les meurtres et les trahisons dans la famille comme dans la ville...

Réalisateurs

Distribution

Commentaires

Equipe

Production: David M. Thompson (Executive Producer)Stephen Garrett (Executive Producer)Jeff Abberley (Executive Producer)Julia Blackman (Executive Producer)Robert Lantos (Producer)Paul Webster (Producer)
Scenario: Steven Knight (Screenplay)
Musique: Howard Shore (Original Music Composer)
Photographie: Peter Suschitzky (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Francesco Chello

Londres. Nikolai Luzhin est le chauffeur polyvalent d'une des familles mafieuses russes les plus importantes de la capitale anglaise. Sa vie est bouleversée par la rencontre fortuite avec l'accoucheuse, d'origine russe, Anna Khitrova. Anna a été frappée par la dramatique histoire de Tatiana, une adolescente de quinze ans morte en couches, et souhaite retrouver la famille d'origine de la jeune fille afin qu'elle puisse s'occuper du nouveau-né. En fouillant dans le passé de la jeune fille, grâce à un journal aux terribles secrets, Anna déclenche involontairement la colère du clan mafieux, qui demande à Nikolai d'intervenir. Les vies en jeu seront nombreuses dans un tourbillon de violence croissante, où se consumeront des crimes atroces, des tromperies et des vengeances. Parfois, on entend des gens, on ne sait pourquoi, se demander avec regret pourquoi Cronenberg ne revenait pas à l'horreur, mais, admettons que cette question puisse réellement être vécue comme un "problème", si la contribution du réalisateur canadien à l'ensemble du monde du cinéma est apportée à travers des genres différents et au moyen de films comme celui-ci alors que le bon vieux David continue tranquillement sur d'autres chemins, la satisfaction pour le spectateur sera la même, sinon même supérieure. C'est pourquoi ce "Eastern Promises" ("La Promesse de l'Assassin") est vraiment beau ! Une histoire captivante racontée avec maestria et interprétée de manière excellente. Mais allons-y par étapes. Le dernier film de Cronenberg est un thriller sombre, élégant mais aussi violent, avec de très fortes teintes noires, des atmosphères de film de gangsters, des touches de drame et, pourquoi pas, un peu de mélodrame. Une contamination de genres qui permet de creuser en profondeur dans la psychologie des personnages, tous excellents et suffisamment approfondis, et de mettre en scène un savant enchevêtrement de différentes histoires humaines. À commencer par celle centrale de l'accoucheuse Anna (Naomi Watts) qui, désirant faire la lumière et la justice sur le passé de la pauvre Tatiana, la jeune fille de quinze ans morte en couches, risque de faire remonter à la surface, grâce au journal de la jeune fille, des affaires louches d'une famille mafieuse russe dangereuse, journal qui devient presque un véritable personnage en donnant, à plusieurs reprises pendant le film, la voix (au sens propre du terme) à la jeune malheureuse. Ce sera cette histoire qui servira de prétexte pour raconter le clan russe, de Semyon (Armin Mueller Stahl), vieux parrain cherchant à maintenir caché le sombre secret tout en "maintenant l'ordre" de la famille qui risque d'être compromis par le fils Kirill (Vincent Cassel), un garçon à l'âme orageuse et au conflit intérieur évident causé probablement par une homosexualité inavouable. Pour faire le lien entre ces histoires, nous avons Nikolai (Viggo Mortensen), le personnage principal du film, tiraillé entre le désir d'ascension dans le clan et le sentiment de devoir protéger l'accoucheuse courageuse. Des histoires à travers lesquelles sont mises en lumière, entre autres, deux facettes de la communauté russe : celle négative du clan mafieux et de ses "affaires", et celle positive dans le cas de la famille d'Anna ainsi que dans celui des jeunes prostituées, comme la malheureuse Tatiana, attirées par la ruse à l'étranger pour ensuite être exploitées et maltraitées. Et comment rendre les histoires des personnages captivantes sinon par de grandes interprétations de la part de l'ensemble du casting ? Mortensen, qui retourne travailler avec Cronenberg après "A History of Violence", est superbe. Parfait, grâce à l'expressivité de son visage et de ses gestes, pour rendre Nikolai glacial, mystérieux et en même temps pour y ouvrir des failles de compassion grâce auxquelles il est impossible pour le spectateur de ne pas se poser des questions. Le brillant Cassel est son opposé, le Français nous offre un personnage "chaotique", apparemment stéréotypé, problématique, fragile et secrètement souffrant. Capable de nous surprendre à la fin. Watts rend justice à son rôle, celui d'une femme aux valeurs saines, désirant justice même au prix de sa propre sécurité, une femme qui porte également en elle une douleur du passé comme peut l'être celle d'une grossesse interrompue tragiquement. Enfin, mais non des moindres, l'Allemand Armin Mueller Stahl est excellent dans son interprétation d'un parrain cynique et impitoyable, attentif même au plus petit détail, car comme le rappellera son personnage : "c'est du détail le plus insignifiant que naissent les embrouilles". Des interprétations encore plus louables si l'on pense au travail intense de préparation effectué par les acteurs, il suffit de penser que aucun des acteurs principaux n'a des origines russes, que Cassel joue en anglais avec un accent russe (lui qui est Français !) et que Mortensen lui-même a étudié le russe avant le tournage et a effectué un voyage de trois semaines dans les Oural. Un engagement et une professionnalité louables, des détails qui, si possible, font aimer le cinéma encore plus que ce que l'on fait déjà. La réalisation de Cronenberg est de grande classe, essentielle et sans fioritures, la photographie est magnifique. Parfaite la reconstruction, grâce à une attention presque maniaque pour chaque détail de lieux et costumes, du micro-monde mafieux qui suinte la Russie à chaque plan, monde à travers les yeux duquel est racontée une réalité et une ville comme celle de Londres dont on semble presque ne pas se rendre compte. Bien que le film ne soit pas construit essentiellement sur des scènes violentes, Cronenberg ne renonce pas à choquer le spectateur avec des images fortes et crues mais jamais finies en elles-mêmes, au contraire tout à fait conformes au film. Ne manqueront pas les égorgements, les amputations des doigts, les mutilations oculaires et bien d'autres choses encore, le tout montré en gros plan, sans coupures qui pourraient laisser quelque chose à l'imagination, et dont les sons résonnent très clairement dans l'esprit du spectateur, un sentiment de violence notable dont on ne peut que rester impressionné. Même si le réalisateur canadien n'aime pas en parler, ne manquent pas les références cronenberghiennes classiques au corps et à ses mutations, des scènes de violence citées ci-dessus aux corps tatoués des malfrats russes, une constante du film et un élément très important pour l'histoire, dont les dessins racontent l'histoire personnelle de chaque personnage, donnent du charme et du mystère au passé de chaque personnage. Tattoo, disions-nous, un élément important en tant que clé du passé mais aussi d'un avenir possible, un symbole d'appartenance auquel aspirer comme le seront les étoiles, emblème du clan, pour Nikolai, qui nous mèneront à la belle scène du rituel d'affiliation, apogée de l'explication de la mentalité mafieuse. Le film ne manque pas de scènes qui resteront dans la mémoire du spectateur, mais une mérite une mention obligatoire : la scène désormais célèbre de la sauna. Une scène tout simplement fabuleuse ! Nous verrons Viggo Mortensen se défendre, nu, contre deux tueurs, le tout dans une séquence vraiment émouvante, où le réalisateur et l'interprète nous offrent une performance inoubliable. Une scène crue, violente, extrêmement réaliste capable de transmettre en même temps des sensations de souffrance, de peur, de haine, de rage, d'instinct de survie à l'état pur. Parmi les meilleures de tous les temps du genre. Le film ne manque pas de rebondissements (ce serait une véritable pitié de vous les révéler) capables de maintenir la tension élevée et de renouveler continuellement l'intérêt pour le film pendant la même vision. Cronenberg a construit un thriller élégant, puissant, profond, aux atmosphères glaçantes et inquiétantes. Un émouvant noir d'auteur, caractérisé par une montée de tension scandée par certaines séquences d'anthologie. Grand film. Très recommandé. Citation : "Je ne suis qu'un chauffeur. Je vais à droite, je vais à gauche, je vais tout droit...", inutile de vous dire que dans cette affirmation le bon Nikolai péchera considérablement (et volontairement) de modestie...à voir pour le croire !

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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (2)

Andre Gonzales

Andre Gonzales

4 /10

Really dumb boring movie. I'm just glad that I got this movie for free and didn't have to waste money on this garbage movie.

CinemaSerf

CinemaSerf

7 /10

"Anna" (Naomi Watts) in the well meaning midwife who wants to repatriate a recently orphaned child with the family of it's deceased mother. All she has to go on is a diary, in Russian, so she takes it to her uncle "Stepan" (Jerzy Skolimowski) who doesn't really want anything to do with it! There's another clue, though - a card that leads her to a restaurant where she meets "Semyon" (Armin Mueller-Stahl), his rather obnoxious son "Kirill" (Vincent Cassel) and his henchman "Nikolai" (Viggo Mortensen). She gets the older man to agree to do some translating for her, but in the meantime her uncle has also decided to have a go after all - and what "Anna" soon discovers sends a shiver down her spine! She now has an idea as to the paternity of the child, but given what she is now experiencing, she faces quite a quandary in knowing what is best (and safest) to actually do. As she and her own family become more embroiled in the perilous antics of London's gangland activities, it might be that she needs to rely a little on "Nikolai" - the only piece on the board that might be able to help. What now ensues is a well acted and scripted story of power, violence brutality and family - and woe-betides anyone who crosses the hierarchy from the mother country. Watts is on good form here and of the men, Mortensen competently takes the top billing - but it's Cassel - usually a good character actor - who stands out here as the vodka-swilling and truly odious brute, and as the denouement looms the tension is palpable and the conclusion anything but predictable. This works better on a big screen if you can as that evokes a better sense of a London with an evil underbelly, but either way it's still at the better end of the vicious crime genre.

Avis fournis par TMDB