MORT CLINIQUE
Right to Die
janvier 5, 2007
Cliff Addison, dentiste et mari infidèle, et sa femme Abby ont un accident de voiture. Cliff s'en sort indemne mais Abby est atrocement brûlée et est maintenue en vie artificiellement. Cliff entame une action pour qu'on la laisse mourir mais a une hallucination très réaliste de sa femme brûlée et apprend que celle-ci s'est déroulée pendant qu'Abby était en arrêt cardiaque.
Réalisateurs
Distribution
Equipe
Production:
Stephen R. Brown (Executive Producer)
Scenario:
John Esposito (Writer)
Photographie:
Attila Szalay (Director of Photography)
CRITIQUES (1)
Cliff et sa femme Abbey discutent alors qu'ils roulent en voiture sur une route en pleine forêt, mais une distraction de l'homme fait sortir la voiture de la route, entraînant une perte de carburant et un incendie. Cliff sort indemne de l'accident tandis qu'Abbey reste terriblement brûlée sur tout le corps. La femme est hospitalisée mais se trouve dans un état très grave, maintenue en vie par les machines. Pendant le coma d'Abbey, Cliff se rend compte que sa femme a développé le pouvoir de détacher son esprit de son corps et grâce à cette faculté, elle en profite pour punir tous ceux qui lui ont fait du tort de son vivant. Le problème concerne également Cliff, dans la mesure où l'homme n'a jamais été un mari "modèle".
"Masters of Horror" est un projet singulier né de l'esprit de Mick Garris, réalisateur connu dans le domaine de l'horreur notamment pour les adaptations des romans de Stephen King. Garris a pensé à réunir les réalisateurs les plus représentatifs du cinéma d'horreur dans un projet destiné à la télévision par câble Showtime et à la vidéo à domicile, le résultat est "Masters of Horror", une série de 13 médiométrages de 60 minutes chacun, chacun réalisé par un grand nom du cinéma de genre ; chaque épisode a un budget de 1,8 millions de dollars, le lieu fixé dans la ville canadienne de Vancouver et une liberté créative totale a été accordée à chaque réalisateur. Les noms impliqués dans la deuxième saison de ce projet sont : Tobe Hooper, Dario Argento, Stuart Gordon, Joe Dante, John Carpenter, John Landis, Ernest Dickerson, Brand Anderson, Tom Holland, Peter Medak, Rob Schmidt, Norio Tsuruta et Mick Garris lui-même.
Pour le neuvième épisode de la deuxième saison de "Masters of Horror", Rob Schmidt est appelé à réaliser, un réalisateur talentueux qui s'est fait connaître du public de l'horreur avec l'excellent slasher bucolique "Wrong Turn" et qui s'apprête à revenir avec le thriller "The Alphabet Killer". Dans ce cas, Schmidt s'est trouvé à raconter une histoire classique de vengeance ultraterrestre, assaisonnée d'une suffisante originalité et imprégnée d'une bonne dose de méchanceté.
Tout comme dans "Pro-Life", épisode de cette deuxième saison réalisé par Carpenter, dans "Right to Die" on aborde une thématique d'actualité politique et sociale, comme l'expliquent efficacement les titres originaux contrairement aux adaptations italiennes moins efficaces. Carpenter, de son côté, a abordé avec une conviction progressiste la thématique de l'avortement, Schmidt s'occupe quant à lui de l'euthanasie, mais il le fait avec moins d'emphase et de manière moins critique que son collègue, se consacrant davantage à l'histoire d'horreur et de vengeance qu'il a à disposition. Son approche de la thématique est néanmoins une réflexion sarcastique sur l'égoïsme qui pousse les hommes (les politiques ?) à prendre en main une situation et à se battre pour elle afin de démontrer ensuite que leur acharnement n'a rien à voir avec l'intérêt collectif, mais est purement instrumental et "ad personam".
La scénarisation de John Esposito ("La créature du cimetière" ; "Talos – L'ombre du pharaon") est bien structurée et parvient à accorder un espace adéquat à la fois à la délimitation psychologique des personnages et aux atrocités fonctionnelles d'horreur/splatter dont le film est garni. Le personnage de Cliff Addison, interprété par un bon Martin Donovan ("Wind Chill" ; la série tv "Ghost Whisperer"), est un protagoniste anormal, un personnage positif qui se révèle être un arriviste "salopard", un opportuniste prêt à se battre contre l'euthanasie simplement pour préserver son incolumité des visites de sa femme vengeresse suspendue entre la vie et la mort. La même Abbey, interprétée par la plantureuse Julia Anderson (la série tv "The Dead Zone"), est une douce mais mortelle petite épouse victime de torts et de trahisons. Même les personnages secondaires, comme l'avocat de Cliff et son assistante/amante, bien qu'un peu stéréotypés, ont un approfondissement adéquat qui leur permet de paraître moins banals qu'ils n'auraient pu l'être.
Par endroits, le rythme du médiométrage ralentit, faisant paraître le film plus long qu'il ne l'est en réalité, mais l'évolution intéressante de l'intrigue parvient à maintenir bien éveillé l'intérêt du spectateur.
Comme pour chaque épisode de cette série télévisée, les effets spéciaux ont ici une importance notable. Dans ce cas, l'équipe de Berger et Nicotero s'est laissé aller à des excès splatter qui culminent dans un dépeçage réaliste et dans le maquillage macabre d'Abbey brûlée, dont l'aspect macabre mi-Freddy Krueger mi-cénobite de "Hellraiser" ne la ferait pas dépareiller en tant que "boogeywoman". La fin amère contribue à valoriser ce qui s'avère être l'un des épisodes les plus réussis de cette deuxième saison de "Masters of Horror".
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