Spider backdrop
Spider poster

SPIDER

2002 FR HMDB
novembre 6, 2002

Après plusieurs années d'internement psychiatrique, un jeune homme, surnommé Spider, est transféré en foyer de réinsertion dans les faubourgs de l'est londonien. C'est à quelques rues de là qu'enfant, il a vécu le drame qui a brisé sa vie. Il n'avait pas encore douze ans, lorsque son père a tué sa mère pour la remplacer par une prostituée dont il était tombé amoureux. De retour sur les lieux du crime, Spider replonge peu à peu dans ses souvenirs et mène une étrange enquête.

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Catherine Bailey (Producer)Samuel Hadida (Producer)Jane Barclay (Executive Producer)David Cronenberg (Producer)Charles Finch (Executive Producer)Simon Franks (Executive Producer)Martin Katz (Executive Producer)Hannah Leader (Executive Producer)Victor Hadida (Executive Producer)Luc Roeg (Executive Producer)Zygi Kamasa (Executive Producer)Sharon Harel-Cohen (Executive Producer)
Scenario: Patrick McGrath (Writer)
Musique: Howard Shore (Original Music Composer)
Photographie: Peter Suschitzky (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Alessio Gradogna
Dennis Cage a de graves problèmes mentaux. Il doit reconstruire son passé pour tenter de guérir et surtout pour trouver des réponses, la vérité, le sens d'une vie qui lui a échappé. Autour de lui, la désolation et la folie, dans son âme, le vide. C'est ici que commence la recherche, le voyage dans les visages de son enfance, les abus d'un père égoïste et cruel, l'affection d'une mère seule et abandonnée, la peur et les toiles d'araignée comme seul moyen de se construire une cage pour se protéger contre les douleurs du monde extérieur. Puis un jour, l'amère vérité, le geste terrible d'un père qui perd tout symptôme de rationalité, et l'horreur vue à travers les yeux d'un enfant, et simultanément à travers les yeux d'un adulte qui se matérialise dans les lieux de ses aventures enfantines. Et l'horreur qui se propage du passé au présent, à travers le visage d'une femme qui devient un visage désagréable de tyrannie et de meurtre, et qui consacre la perte définitive de tout espoir de guérison. Dennis "Spider" condamné à l'oubli, à l'hôpital psychiatrique, à une vie enfermée dans le cocon des toiles d'araignée. Le dernier travail du maître David Cronenberg est un film difficile, il faut le dire dès le début. Difficile à comprendre, à suivre et peut-être surtout à accepter pour les fans d'un auteur qui, au fil des ans, a su imposer sa poésie et ses idées cinématographiques au point de les rendre uniques et inconfondables. Ici, il n'y a pas la chair martyrisée, il n'y a pas la mutation du corps, il n'y a pas l'horreur clinique du sang prélevé et contaminé. C'est plutôt la mutation de l'esprit qui est explorée, la folie et la solitude humaine, le besoin de stabilité familiale comme moyen nécessaire pour aspirer à une vie normale, le mélange du passé et du présent jusqu'à perdre toute conscience de soi et toute frontière entre vérité et imagination. Un film que la critique a déjà défini comme "kafkien", un film d'atmosphère et de tension, construit sur la progression narrative d'une vérité qui semble émerger peu à peu et qui, dans le final surprenant, renverse au contraire toutes les prévisions, un film joué sur le visage souffrant et le regard vide d'un excellent Ralph Fiennes, qui marmonne des mots incompréhensibles (élément d'un grand effet qui sera probablement perdu dans le doublage italien) et qui remplit l'écran avec des gros plans pris du bas qui le placent au centre de chaque pensée et comme être inapte face à la sordide et inéluctable réalité qui l'entoure. C'est "Spider", qui, en son heure et demie de durée, passe vite en laissant un peu de perplexité. Un bon travail si l'on considère l'œuvre cinématographique dans son autonomie, essentiellement bien écrite et bien réalisée, mais probablement décevante si l'on la rapporte au génie de Cronenberg, un film qui réussit à transmettre une grande tension mais qui ne sait atteindre les sommets de chefs-d'œuvre du réalisateur canadien tels que La Mouche, Dead Ringers et Crash. Peut-être aurait-ce été un grand film s'il avait été réalisé par un autre réalisateur, mais par Cronenberg, avec à sa disposition un thème éloigné de ses standards (tiré du roman de Partick McGrath) mais néanmoins fascinant, on pouvait s'attendre à quelques touches d'auteur en plus. Au lieu de cela, "Spider" est solide, concret, classique, claustrophobe au point juste, mais peut-être sans âme. En tout cas, un film qui fait discuter, et qui doit être vu. À la limite de la suffisance.
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