The Butterfly Room backdrop
The Butterfly Room poster

THE BUTTERFLY ROOM

2012 IT HMDB
août 4, 2012

Vieille dame élégante et acariâtre, Ann cultive un fétichisme étrange pour les papillons, qu’elle collectionne dans une pièce aménagée abritant certains spécimens bien plus... humains.

Distribution

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Equipe

Scenario: Luigi Sardiello (Writer)Jonathan Zarantonello (Writer)Paolo Guerrieri (Writer)
Photographie: Andrew Strahorn (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Ann est une vieille femme solitaire qui passe ses journées à s'adonner à son hobby, collectionner les papillons, qu'elle garde jalousement encadrés et exposés dans une pièce où personne d'autre qu'elle ne peut entrer. Un jour, Ann rencontre fortuitement Alice, une jeune fille solitaire comme elle qui a besoin d'une figure maternelle. Alice commence à fréquenter l'appartement d'Ann, initialement pour prendre des cours de français, mais ensuite en se comportant comme une fille, sous le généreux salaire de la femme. La relation entre les deux devient de plus en plus morbide et quand Ann découvre qu'Alice se comporte de la même manière avec d'autres femmes, une jalousie possessive s'empare d'elle et la pousse au meurtre. L'horreur est féminine. Certains pourraient objecter que ce genre cinématographique n'a pas de sexe, mais si l'on y réfléchit bien, l'horreur est fortement ancrée dans l'univers féminin. Traditionnellement, les films d'horreur ont un public qui attire davantage les hommes, donc attentifs à dépeindre et à mettre en scène des personnages féminins, souvent attirants et prêts à montrer leurs charmes. Non sans raison, il existe une véritable tradition qui élit comme caractéristique du genre les soi-disant "scream queens", titre né à la fin des années 70 et au début des années 80 avec la prolifération des slasher movies américains, mais attribuable à pratiquement toute l'histoire du cinéma d'horreur, grâce à la présence périodique d'icônes féminines qui prêtent leur corps et leur visage à ces films. L'horreur est donc féminine, car, parfois de manière subliminale, elle cherche à attirer les hommes, les séduit et leur procure du plaisir pendant ces 90 minutes canoniques nécessaires pour compléter l'"amplesso" cinématographique. Le réalisateur italien Jonathan Zarantonello, déjà connu pour "Medley: Brandelli di scuola" et "Uncut: Member only", prend conscience de ce fait et réalise avec "The Butterfly Room – La stanza delle farfalle" un film fortement ancré dans le type de genre sexuel. Fort surtout d'un casting de stars liées précisément à l'univers international des scream queens, Zarantonello réalise ce que la campagne publicitaire a défini comme un "horreur féministe" ou, même, un "horreur menstruelle", en misant précisément sur cet aspect central de l'exploration de la psyché (complexe) de la femme et de l'attirance qu'elle peut avoir pour un public masculin. Inspiré de son roman intitulé "Alice dalle 4 alle 5", qui en 1999 était déjà un court métrage, Zarantonello s'aventure ainsi dans la construction en puzzle de l'esprit déchiré par la folie et la solitude d'Ann, cette dame âgée qui a le visage iconographique de la mythique Barbara Steele, et ainsi que l'esprit fragmenté de la femme a besoin d'être réorganisé pour faire la lumière sur son vécu et son comportement, le film est également construit par emboîtement, entre présent et passé, de sorte que ce n'est que progressivement et à la fin que l'on peut avoir une image claire de l'histoire. Peut-être est-ce précisément la manière de raconter l'histoire qui est le plus grand défaut de "The Butterfly Room", le désordre qu'il met en scène et qui se structure avec des flashbacks continus – parfois distinguables seulement par la présence ou l'absence de l'actrice Julia Putnam qui interprète Alice – tend à dresser une barrière entre le film et le spectateur, laissant parfois de côté l'implication de celui qui regarde. Le sujet est excellent et même original, mais peut-être n'est-il pas développé dans le scénario – œuvre du réalisateur lui-même – de la meilleure manière, résultant par moments trop dilué pour l'adapter au long métrage, lorsque sa nature de court métrage lui convient davantage. Au-delà de ce défaut narratif/structurel, "The Butterfly Room" apparaît comme une œuvre intéressante et anomale dans le paysage du cinéma italien de genre. Un film complexe qui joue constamment avec les rôles du bourreau et de la victime, décrivant avec le personnage d'Ann une meurtrière inédite qui ne veut être qu'une mère, cherchant une rédemption d'une folie endormie qui le lui a interdit. Excellemment conçu, le film de Zarantonello se distingue par ce casting record qui réunit au moins 50 ans de cinéma d'horreur : outre la présence très appréciée d'une Barbara Steele toujours brillante dans le rôle de la protagoniste, nous avons aussi Heather Langenkamp (la Nancy Thompson de "Nightmare"), Ray Wise (le père de Laura Palmer dans "Twin Peaks" et véritable icône du genre) et Erica Leerhsen ("Non aprite quella porta", "Blair Witch 2: Il libro segreto delle streghe" ; "Wrong Turn 2"). Mais dans de petits rôles et des caméos, nous trouvons aussi Camille Keaton ("Non violentate Jennifer", "Cosa avete fatto a Solange?"), Adrienne King ("Venerdì 13"), P.J. Soles ("Halloween – La nuit des sorcières", "Carrie – Lo sguardo di Satana") et même Joe Dante, qui interprète un chauffeur de taxi. En somme, un film absolument imparfait mais certainement à voir. Note arrondie par excès.
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