Abominable backdrop
Abominable poster

ABOMINABLE

2006 US HMDB
avril 10, 2006

Preston Rogers revient dans son chalet pour parachever sa réhabilitation médicale, après que sa femme se soit tuée dans un accident de montagne alors qu'il l'accompagnait. Paraplégique, il se déplace en fauteuil roulant avec l'aide d'Otis, son infirmier. Dans le chalet voisin, un groupe de jolies filles débarque pour le week-end. Un week-end qui va vite se transformer en cauchemar lorsque tout ce petit monde va subir les attaques d'un abominable Yéti qui a élu domicile dans la forêt avoisinante…

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Theresa Eastman (Producer)Donna Cockrell (Producer)Paul Spadone (Producer)
Scenario: Ryan Schifrin (Writer)James Morrison (Writer)
Musique: Lalo Schifrin (Original Music Composer)
Photographie: Neal Fredericks (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Giuliano Giacomelli
Preston Rogers, un homme qui a perdu sa femme et contraint de rester sur une chaise roulante suite à un accident, fait son retour après douze mois dans le chalet de montagne où il vivait avec sa femme avant le tragique accident. Lié à sa chaise roulante, Preston passe ses journées à observer avec des jumelles tout ce qui se passe autour de sa maison ; mais quelque chose se prépare à changer la vie de M. Rogers lorsqu'il remarque qu'une créature énorme et monstrueuse rôde autour du chalet. Pendant ce temps, dans le chalet en face de la maison de Preston Rogers, cinq jeunes filles ont décidé de passer quelques jours sous le signe de l'amusement. Sorti en 2006 et distribué chez nous uniquement pour le marché de la vidéo, "Abominable" est un film d'horreur désinvolte et frais qui se plaît, sans la moindre honte, à être un produit de pure série B. On ne voit pas souvent des films d'horreur impliquant le redoutable et "Abominable" Bigfoot, donc, lorsqu'un film décide d'aborder un thème de ce genre, nous ne pouvons que nous en réjouir. En lisant le synopsis, cela pourrait laisser penser qu'il s'agit du remake en version horrifique du bien plus célèbre "La fenêtre sur cour" du maître Alfred Hitchcock et effectivement, le film en question ne peut nier s'être inspiré du film réalisé par le père de "Psycho". Ici aussi nous avons un homme qui, suite à un accident, se retrouve contraint de vivre sous la domination d'une chaise roulante sordide et, pour passer le temps, espionne le voisinage muni de ses jumelles infaillibles mais, contrairement au film de Hitchcock, ici le protagoniste ne découvre pas un dangereux assassin "humain" mais bien un monstre féroce et affamé prêt à festoyer avec les tendres chairs de cinq jeunes filles inconscientes et sans défense. Bien que l'intrigue, comme il est donc déductible, ne soit pas le summum de l'originalité car un peu trop redevable au film de Hitchcock, elle se révèle, malgré tout, l'un des points forts du film en étant adaptée pour une œuvre de ce genre et il est décidément évident que les références au film "La fenêtre sur cour" sont tout à fait volontaires et destinées à rendre hommage à un classique du genre thrilling. L'histoire non originale mais diablement efficace est accompagnée d'un scénario qui, bien qu'il vacille par certains aspects, se révèle dans l'ensemble captivant et capable de captiver l'attention du spectateur ; la réalisation, confiée au jeune et peu expérimenté Ryan Schifrin, est assez compacte et efficace. Le casting est également assez notable : dans le rôle du protagoniste, Preston Rogers, un convaincant Matt McCoy offre une bonne performance, tandis que dans le rôle de la jeune fille en danger apparaît une jeune et peu convaincante Haley Joel ; mais la cerise sur le gâteau est offerte par les personnages secondaires parmi lesquels se distinguent de vieux vétérans du cinéma d'horreur comme Jeffrey Combs (l'inoubliable Herbert West de la série "Re-animator"), Lance Henriksen (vu dans "Aliens, le retour", "Alien vs Predator", "Pumpkinhead") et Dee Wallace (protagoniste du magnifique "L'ululato" de Joe Dante et interprète d'un autre classique du genre comme "Les collines ont des yeux" de Wes Craven)... bref, un casting qui ne manquera pas de faire saliver le fan le plus acharné du genre horrifique. Une petite mention doit être faite pour l'efficace représentation du monstre qui, bien qu'à première vue il soit évident qu'un homme en costume qui probablement mourait de chaud se cache sous cette fourrure (plus que l'esthétique, ce sont les maladroits mouvements qui font un peu grincer des dents), se révèle à la longue convaincant et, pourquoi pas, effrayant. Et puis, mieux vaut un homme en costume à l'ancienne que les effets modernes et envahissants en CGI. Dommage seulement la quasi absence de scènes sanglantes qui auraient sans aucun doute bénéficié au résultat final en lui faisant gagner quelques points de plus. En conclusion "Abominable" reste un film très agréable dont la vision est recommandée lors d'une chaude soirée d'été en compagnie d'amis et d'une bière glacée à la main.
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