Detention backdrop
Detention poster

DETENTION

2012 US HMDB
avril 6, 2012

Adolescente paumée, Riley tente de survivre à la pression quotidienne d’un lycée complètement azimuté et frappé par un tueur tout droit échappé d’un authentique slasher. Mais l’établissement recèle aussi d’autres secrets…

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Mary Ann Tanedo (Producer)Richard Weager (Producer)Robert Abramoff (Executive Producer)Josh Hutcherson (Executive Producer)David Kang (Executive Producer)Clayton Reaser (Executive Producer)Vernon Reaser (Executive Producer)
Scenario: Joseph Kahn (Writer)Mark Palermo (Writer)
Musique: Bryan Mantia (Original Music Composer)Melissa Reese (Original Music Composer)
Photographie: Christopher Probst (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Les préparatifs pour le bal de fin d'année battent leur plein à l'école, mais un tueur en série masqué se faisant appeler Cendrillon, comme le personnage d'une saga de films d'horreur très en vogue, fait des ravages parmi les étudiants. La malheureuse Riley, Clapton le garçon le plus populaire de l'école, la pom-pom girl Ione et le nerd Hipster tentent de découvrir qui se cache derrière le masque de Cendrillon. Après une fête privée qui a mal tourné, les quatre seront à nouveau contraints par le directeur à une retenue justement le soir du bal, avec d'autres élèves. Dans le groupe des détenus, le soupçon commence à naître que le tueur se cache justement parmi eux... À la suite du retour au cinéma de "Scream" avec le quatrième chapitre très réussi, la Stage 6 – société de production associée à Sony Pictures et spécialisée dans les sorties directes en vidéo – tente de surfer sur la vague des teen slasher avec un film d'horreur léger qui se mêle fortement à la comédie et ne nous épargne pas quelques piques métacinématographiques pleinement dans le style cravenien. Le résultat alterne entre quelques rares moments de génie et plusieurs chutes dans la comédie juvénile moins subtile. Dès les tout premiers instants, on comprend que l'objectif de "Detention" est de faire un film "stylé", qui porte l'empreinte du réalisateur à travers une série de trouvailles visuelles qui sont objectivement attrayantes. Montage serré, sous-titres ironiques qui caractérisent les protagonistes et personnages eux-mêmes qui s'adressent directement au spectateur. Mais aussi des couleurs vives, des musiques pertinentes et utilisées correctement et une certaine virtuosité de la caméra qui laisse deviner le passé du réalisateur dans les clips vidéo. Et à la réalisation, il y a justement Jospeh Kahn, qui, à l'exception de la précédente parenthèse cinématographique avec l'action motocycliste "Torque – Circuits de feu", a dirigé certaines des pop stars les plus célèbres de ces dernières années, des U2 à Britney Spears, en passant par les Backstreet Boys, Eminem et Blink 182. Un grand chapeau à Kahn, donc, qui met tout son cœur et apporte son style visuel dans un teen slasher qui aurait rarement eu une empreinte aussi personnelle. Ensuite, nous voyons que Kahn signe également le scénario, avec Mark Palermo, et nous réalisons que "Detention" est peut-être un produit trop ambitieux comparé à sa forme achevée. Sur le papier, "Detention" est une teen comedy sophistiquée, qui cligne de l'œil au cinéma de John Hughes comme le récent "Easy Girl" en le contaminant avec des éléments surréalistes et des virages vers le splatter. Le mélange ne fonctionne franchement pas tout à fait et, au final, on a un grand bazar sous les yeux. La composante Hughes se limite à la délimitation de certains personnages qui, dans certains cas – comme la protagoniste, interprétée par la brave et faussement laide Shanley Caswell – peut être considérée comme réussie, mais pour la plupart, elle tombe dans des stéréotypes de stéréotypes que nous avons vus repris sous toutes les variantes au cours des 25 dernières années. La composante horreur, en revanche, devient rapidement marginale et prétexte : on parodie "Saw" et on cite (volontairement ou moins) "Prom Night II" et "Prom Night III" avec un méchant au nom amusant – Cendrillon – mais au look accrocheur. Parfois, on mise sur le splatter excessif, mais pour la plupart, tout l'horreur est un prétexte pour arracher quelques rires. Puis il y a la composante surréaliste qui, d'une part, est appréciable car elle montre l'originalité et fait partie du jeu parodique (le sportif de l'école dont les origines sont racontées en mélangeant la genèse d'un super-héros et le Seth Brundle du film "La Mouche"), mais d'autre part, elle a un impact massif dans la création d'une confusion narrative incroyable qui, à un moment donné, fait complètement perdre le fil du récit. Lorsque les voyages dans le temps et les paradoxes avec des personnages vivant à la fois dans le passé et le présent commencent à apparaître, la logique va se faire voir et on perd vraiment le fil des événements. "Detention" gagne en visibilité grâce à la présence de Josh Hutcherson, jeune acteur pas trop expressif parmi les protagonistes de "Hunger Games" qui interprète Clapton ici et figure également parmi les producteurs de l'œuvre. En fin de compte, "Detention" est un film qui se laisse regarder surtout pour la cure et la personnalité de la réalisation, mais qui se perd dans un scénario prétentieusement embrouillé. Peut-être que tout cela fait partie du jeu, ou peut-être que vraiment à un moment donné, on a perdu le contrôle de la "créature", mais "Detention" ne convainc pas jusqu'au bout.
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