AMAZONIA, L'ESCLAVE BLONDE
Schiave bianche: violenza in Amazzonia
août 9, 1985
Alors qu'elle comparait en justice pour le meurtre de son oncle et de sa tante, Catherine Miles explique à la cour comment elle en est arrivée là. En vacances en Amazonie, la jeune femme et ses parents ont été agressés par des indigènes. Après avoir perdu connaissance, Catherine se réveil et trouve ses parents décapités. Gardée comme esclaves par les indigènes, la jeune femme ne pense qu'à une chose : se venger.
Réalisateurs
Distribution
Equipe
Production:
Vittorio Galiano (Executive Producer)
Scenario:
Franco Prosperi (Screenplay)
Musique:
Franco Campanino (Original Music Composer)
Photographie:
Silvano Ippoliti (Director of Photography)
CRITIQUES (1)
Catherine Miles se rend en Amazonie avec ses parents à l'occasion de son dix-huitième anniversaire. Lors d'une excursion en bateau, les parents de la jeune fille et les guides sont tués par un groupe d'indigènes chasseurs de têtes qui attaquent l'embarcation : la seule épargnée est Catherine, qui est faite prisonnière. Entre rituels tribaux, pratiques primitives et la cour de l'indigène qui a décapité ses parents et l'a désormais rendue son esclave personnelle, il sera très difficile pour la jeune fille de survivre et de s'habituer à cette vie.
Injustement malmené un peu partout, "Esclaves blanches – Violence en Amazonie" n'a qu'un seul tort (si on peut parler de tort) de représenter hors du temps le coup de queue d'un filon largement exploité et à cette époque déjà mort. Naturellement, je fais référence à l'aimé/détesté "Cannibal movie", sous-genre de l'horreur d'aventure qui a fait la fortune de certains auteurs italiens et a animé la scène du cinéma de genre italien à la fin des années 1970 et au début des années 1980. En réalité, "Esclaves blanches – Violence en Amazonie" n'est pas vraiment un cannibal movie à part entière, puisqu'il manque l'élément principal de ce type de film, à savoir les cannibales, mais on peut tout de même l'assimiler au genre pour toute une série de caractéristiques propres au filon. "Esclaves blanches" a en effet une ambiance exotique, une tribu d'indigènes qui savent être répugnants (la nourriture qu'ils mangent et certaines pratiques curatives) et impitoyables (ils sont chasseurs de têtes et punissent les adultères), quelques scènes documentaires montrant des combats entre animaux, des scènes de nudité abondantes et la morale classique selon laquelle l'homme civilisé est le vrai "incivilisé".
On dit qu'à l'origine, Ruggero Deodato avait été appelé pour diriger ce film (d'où, non sans raison, dans certains pays du monde, comme l'Allemagne et l'Espagne, il est connu sous le nom de "Cannibal Holocaust 2"), qu'il a refusé pour se consacrer à "Inferno en direct", le fait est que "Esclaves blanches" représente un bel exemple de film d'aventure imprégné de romantisme et de gore, tenant naturellement constamment présents les principes de l'exploitation. Les scènes violentes, bien que présentes, sont inférieures en nombre et en effervescence par rapport à beaucoup d'autres représentants du genre, les meilleurs résultats sont offerts par les pratiques féroces de la tribu centrées sur la décapitation des ennemis, mais une cruelle punition est également mise en scène aux dépens d'un mari infidèle, dont le visage est dévoré par les insectes, et une défloration pratiquée avec un énorme phallus en bambou. Le plus proche parent de "Esclaves blanches" est probablement "Le pays du sexe sauvage", première incursion italienne dans le "Cannibal" par Umberto Lenzi, tant par l'absence des anthropophages que par la dimension violente plus modérée, mais surtout par l'insertion d'une histoire d'amour comme pivot de l'intrigue. Là, c'était un homme blanc qui était capturé puis tombait amoureux d'une indigène, ici c'est une femme qui finit prisonnière et transforme sa haine pour l'homme qui a décapité ses parents en amour. La histoire d'amour tumultueuse entre les deux est suffisamment crédible grâce à la bonne construction des caractères, bien que la belle esclave soit nettement plus crédible que l'indigène trop "patient".
Le casting, comme c'est souvent le cas pour ces films, n'est pas le point fort, se limitant à la seule performance des quelques acteurs professionnels, ici dirigés par une bonne mais pas exceptionnelle Elvire Audray, connue du public italien pour avoir participé à "Assassinat au cimetière étrusque" de Martino et au culte "Je vais vivre seul" avec Jerry Calà. Derrière la caméra, nous trouvons Mario Gariazzo ("L'ossessa"), ici sous le pseudonyme de Roy Garrett ; tandis que le scénario est signé par Franco Prosperi, le père du "Mondo Movie". Musiques suggestives de Franco Campanino, bien qu'un peu trop endettées par celles signées Ortolani pour "Cannibal Holocaust".
En somme, "Esclaves blanches – Violence en Amazonie" est un agréable film d'aventure qui ne déplaira sûrement pas aux amateurs du "cannibal movie".
Curiosité. Le DVD italien du film de Gariazzo, distribué par Minerva-Rarovideo pour la collection "Le cinéma secret italien" a étrangement la seule piste audio en anglais.
Note arrondie par excès.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ
(1)
JPV852
6
/10
Better than expected exploitation flick with a decent performance from Elvire Audray, plus some gnarly scenes though feels longer than the 90-minute running time. 3.0/5
Avis fournis par TMDB
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