Gli Slash sono una rock band sul punto di sfondare. Una sera i ragazzi incontrano uno strano individuo che consegna a Marc, il leader del gruppo, una lettera del padre Jeremiah, che gli chiede di tornare a casa per il funerale della zia. Costretti a fermarsi alla fattoria di famiglia di Marc per un guasto al furgone, gli Slash si trovano coinvolti in una vertiginosa e caotica spirale di eventi misteriosi. La fattoria nasconde oscuri segreti e quando due membri del gruppo scompaiono misteriosamente non rimane altro che mettere insieme i pezzi del puzzle e svelare il segreto di famiglia lì custodito.
Mac est le leader du groupe pop Slash. Un soir, après un concert, Billy Bob rend visite à Mac pour lui annoncer la mort de sa tante et les funérailles imminentes. Mac et ses collègues et amis se rendent dans la ferme où le garçon a grandi pour assister aux funérailles. Là, Mac revoit son père après tant d'années et les événements tragiques qui l'ont poussé à s'éloigner de cet endroit lui reviennent en mémoire, liés surtout à la mort de son grand-père Jethro, suspecté à l'époque d'être un terrible assassin. Au moment où Mac est retourné à la ferme, un homme mystérieux vêtu comme un épouvantail commence à faire des victimes dans les environs.
Même l'Afrique du Sud ne se prive pas d'une incursion dans le genre des slasher movies et pour cela décide de surfer sur la vague relancée par "Scream" et ses amis. En lisant l'intrigue de "Slash", on ne lui donnerait pas un sou, à ce teen slasher signé Neal Sundstrom ("Howling IV"), puis en creusant un peu plus, on comprend que ce slasher a quelques bonnes idées, même si, au final, le résultat ne vaut même pas ce misérable sou.
Le scénario de Stephen R. Francis et Gus Silber rassemble tous les stéréotypes narratifs du slasher classique, ajoute la formule du whodunit propre à la "Scream-mode" et introduit en plus des éléments liés à la religion païenne qui rappellent un peu le "Grain rouge sang" de King. Ce dernier élément, qui est le seul original du film, est décidément attrayant et capable de lier le classique boogeyman du slasher – ici sous les traits d'un épouvantail, pour rester dans le thème – avec des rituels propitiatoires de caractère païen qui unissent le sacrifice du sang avec la richesse de la récolte. Malheureusement, cet excellent point de départ est à peine évoqué et après une introduction avec un double meurtre prometteur, tout le reste est abandonné au hasard et aux dynamiques habituelles du slasher, trites et ritrites, voire ici représentées par le pire qu'on pouvait faire.
À ce stade, il faut réfléchir à un fait déconcertant.
Comme nous le savons bien, le slasher après "Halloween" avait déjà épuisé ses meilleures cartouches et pour offrir quelque chose de nouveau au spectateur, il fallait trouver un élément de nouveauté. Ainsi, avant l'incursion dans le fantastique avec "Nightmare", on a décidé d'ajouter à la formule élégante de Carpenter les éléments caractéristiques de l'exploitation : sexe et sang. La chance a été de "Vendredi 13", dont dérivent une grande partie des slasher les plus représentatifs des années 80, qui en fait impose des règles de base pour la réalisation d'un bon slasher movie.
Cette longue préface pour constater comment Sundstrom avec "Slash" nie dès le début le prototype carpenterien, mais décide de ne pas suivre non plus l'exploitation à la "Vendredi 13", confectionnant ainsi un slasher pour enfants qui, en premier lieu, ennuye à mourir. Avant que le film n'entre dans le vif du sujet – et j'entends serial killer et premiers meurtres – il faut attendre 50 longues minutes de bavardages et de bêtises faites dire et faire par une foule de personnages parmi les pires jamais vus dans un film de ce type. Vous imaginez des jeunes idiots qui font des blagues même quand il y a eu un mort ? "Slash" en est rempli. Et vous imaginez le type avec le ventre à tartaruga mais totalement inexpressif qui, pendant une grande partie du temps, est torse nu pour montrer ses abdominaux ? Dans "Slash", c'est même le protagoniste. Terrifiant, n'est-ce pas !
Puis, quand quelque chose commence à se produire et que le tueur se manifeste, tous les meurtres ont lieu dans le noir ou hors champ, on ne voit pas une seule goutte de sang et en plus, les deux filles du film ne montrent pas un centimètre de peau nue (il y aurait aussi quelque chose à rire sur les choix de casting à ce sujet, mais passons). Ainsi ne fait-on pas, Sundstrom n'a pas compris quel est son public cible et donc il va de soi que le film est un désastre.
Les seules notes positives sont une présentation digne d'un film hollywoodien, avec une belle photographie désaturée, et un look pour le boogeyman attrayant bien que un peu trop similaire au Creeper de "Jeepers Creepers" avec un masque à la Leatherface. C'est tout, puis ennui et frustration.
À éviter même pour les amateurs de slasher.
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