Only Lovers Left Alive backdrop
Only Lovers Left Alive poster

ONLY LOVERS LEFT ALIVE

2013 GB HMDB
décembre 12, 2013

Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ?

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Jeremy Thomas (Producer)Reinhard Brundig (Producer)Stacey Smith (Executive Producer)Bart Walker (Executive Producer)Jean Labadie (Executive Producer)Christos V. Konstantakopoulos (Executive Producer)Peter Watson (Executive Producer)
Scenario: Jim Jarmusch (Writer)
Musique: Jozef van Wissem (Original Music Composer)
Photographie: Yorick Le Saux (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Adam est un musicien underground qui vit sa dépression dans la banlieue de Detroit. Eve travaille dans le milieu de l'art contemporain et vit à Tanger. Les deux sont amants depuis plusieurs siècles. Ils sont des vampires. Quand Eve se retrouve à parler avec Adam après de nombreuses années, elle décide d'aller le voir aux États-Unis, mais quand Ava, la sœur cadette d'Eve et elle aussi vampire, s'immisce entre eux, la situation commence à se dégrader. Presque un an après sa première projection au Festival de Cannes 2013, "Seuls les amants survivent" ("Only Lovers Left Alive" en version originale) arrive enfin dans les cinémas italiens grâce à Movies Inspired. Comme on le sait, il s'agit de vampires, mais pas les vampires laids, sales et méchants qui, de "From Dusk Till Dawn" aux "Vampires" de Carpenter, sont arrivés jusqu'à ceux, dessinés, de "30 jours de nuit", ni les jeunes vampires étincelants de "Twilight" et absolument pas les nobles de la tradition de Bram Stoker. Avec "Seuls les amants survivent", nous revenons du côté des vampires décadents d'Anne Rice, ceux d'"Entretien avec un vampire", pour comprendre, beaux et maudits, fascinants et cool comme des rockstars… et en effet, Adam est justement une rockstar, un élément supplémentaire qui rapproche le nouveau film de Jim Jarmusch de l'œuvre omnie de Rice, dans la mesure où, comme beaucoup s'en souviendront certainement, l'épopée rock de Lestat est centrale dans "La reine des damnés". Rien de vraiment nouveau ne nous raconte ce film et les éloges décidément exagérés qu'il a reçus dans divers endroits doivent sûrement être attribués à la renommée de l'auteur qui l'a signé, le petit roi du cinéma indépendant américain Jim Jarmusch. En effet, "Seuls les amants survivent" est en plein style Jarmusch : lent (beaucoup), souvent redondant, attentif à (la bonne) musique et désirant explorer un idéal de romantisme qui se situe en dehors de tout canon. Si donc vous cherchez un "vrai" film de vampires et que vous n'aimez pas particulièrement le style "inachevé" du réalisateur de "Night on Earth" et "Coffee & Cigarettes", réfléchissez à deux fois avant de vous aventurer dans la vision de "Seuls les amants survivent". Le point le plus appréciable du film de Jarmusch réside dans le contexte, dans le fond qui entoure une histoire qui, à première vue, semble plutôt pauvre sur le plan narratif. Jarmusch aborde le thème vampirique en montrant un complet désintérêt pour les créatures mystiques protagonistes de son film. "Seuls les amants survivent", en effet, ne parle pas de vampires comme "The Addiction" d'Abel Ferrara ne le faisait, mais parle de l'humanité, de la décadence morale, de l'ennui et de l'insignifiance de la vie de chaque être humain. Les vampires de Jarmusch sont le résultat de l'évolution humaine au fil des siècles, un peu dandys, un peu hippies, déprimés par le poids d'un vide cosmique qui les afflige et désormais désintéressés par ce qui se passe autour d'eux. Ils éprouvent un mélange de pitié et d'indifférence pour les êtres humains, opposé à l'instinct prédateur d'Ava, qui est plutôt le vampire farouche et vaguement sensuel que la tradition nous a fait connaître. Dans ce scénario, c'est l'amour qui triomphe, mais pas cet idéal mélodramatique, plutôt un romantisme détaché de tout standard, une relation qui est à la fois charnelle et intellectuelle et qui marque la caractéristique stylistique de l'ensemble du film. Des qualités qui apportent un équilibre aux trop longs 123 minutes de durée, qui se concentrent principalement sur l'abandon lent au doux ne rien faire des deux protagonistes : lui, c'est Tom Hiddleston, le méchant Loki pour Marvel et nouveau dieu des spectatrices de vingt ans, n'a ni verve en tant que vampire ni en tant que rockstar ; elle, Tilda Swinton, est peut-être victime d'un mauvais casting, vu que son androgynie ne convient pas au rôle de belle séductrice. Beaucoup mieux les acteurs secondaires John Hurt, dans le rôle du vieux vampire Marlowe, et Mia Wasikowska, désormais habituée aux rôles de la fille perturbée et ici terrible vampiresse. Si le film captive, c'est surtout grâce aux musiques magnétiques de Jozef van Wissems et à la réalisation inspirée, qui, à plusieurs reprises, s'abandonne à des virtuosités et des mouvements inventifs qui font mouche. Pour le reste, on respire beaucoup l'ennui, la sensation de stérilité narrative, de manque d'originalité. Les amateurs de certain cinéma haut/freak et les fidèles de Jarmusch iront en extase, tous les autres probablement ne conserveront pas un souvenir trop vif dans les jours suivants la vision. Note arrondie par excès.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (1)

Felicity

Felicity

8 /10

Self-preservation is everything.

The last five minutes make the film.

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