Après avoir vaincu Dracula, Van Helsing se voit accorder l'immortalité par l'Eglise dans le but de poursuivre et d'éliminer les vampires de la surface de la Terre. Sa chasse le conduit à travers le temps, sur tous les continents pour mener une lutte sanglante contre des tueurs et une armée de démons dirigés par Sebastian, le Vampire qui a pris la seule femme que Van Helsing ait jamais aimé...
Après avoir tué Dracula, Van Helsing obtient l'immortalité de l'Église pour accomplir sa mission et tuer tous les princes vampires. Mais après la mort du redouté Dracula, il semble que quelque chose ait changé et que les vampires ne représentent plus une véritable menace pour l'homme puisqu'ils vivent à l'écart dans l'obscurité et semblent avoir apaisé leur insatiable soif de sang humain. Nous sommes dans le présent, à Los Angeles, et quelque chose se prépare à menacer cette fausse quiétude qui s'était installée entre humains et vampires. Sebastin, dernier prince vampire et ancienne connaissance de Van Helsing puisqu'il a tué la seule femme que le chasseur de vampires ait réellement aimée, se prépare à déclencher et à diriger une nouvelle révolte de vampires. Van Helsing devra donc recruter et former une bande de tueurs de vampires pour faire face à la menace du terrible suceur de sang Sebastian.
On pourrait conclure la critique simplement en informant le lecteur que avec "Way of the Vampire" nous avons affaire à un nouveau produit distribué par l'ores et déjà fameuse Enrico Pinocci (EP), une société de production qui semble intéressée à distribuer dans notre pays uniquement des films aux limites de la décence, des films qui se révèlent être les plus grandes représentants de la pire ordure produite par le cinéma. Donc, ceux qui ont appris à connaître Pinocci entre les rayons des vidéoclubs savent à quoi s'attendre s'ils décident de s'autotorturer en assistant à la vision de ce film absurde et pitoyable sur les vampires.
Il est à noter avant tout que le titre de ce navet est précédé du suffixe "Bram Stoker's", mais ne vous laissez pas tromper, ceci n'est qu'un mouvement "malin" pour capturer quelques spectateurs imprudents qui s'attendent à voir un film fidèle à la classique histoire de Dracula ou peut-être voir une suite à "Bram Stoker's Dracula" réalisé par F.F. Coppola; mais ne vous laissez pas berner, ce film pédestre sur les vampires n'a vraiment rien à voir avec l'histoire de Stoker.
Commençons par jeter un voile de pitié sur l'intrigue de base: Van Helsing, après avoir tué Dracula, obtient l'immortalité de l'Église (??) afin de pouvoir errer dans le temps jusqu'à arriver à notre époque; et dans notre époque, que fait le chasseur de vampires pour gagner sa croûte? Il exerce comme médecin dans un hôpital public au point de se gagner le surnom de "Dr. Van Helsing". Je crois vous avoir déjà convaincu de rester à l'écart de "Way of the Vampire", mais si ce n'est pas le cas, continuons.
Le film en question présente une notable pauvreté de moyens, au point de susciter même de la tendresse en certains points, et même si cela pouvait être évident (dans les produits destinés uniquement à la vidéo domestique, le budget est rarement conséquent), il y a vraiment peu de cas où l'on tombe sur des films aussi pauvres et mal faits à cause d'un manque inexorable de moyens. En effet, en visionnant "Way of the Vampire", on a l'impression de voir un film fait et improvisé entre les amis du bar, où les rôles sont attribués par nécessité à la dernière minute sans se soucier le moins du monde si un acteur est plus ou moins adapté pour jouer un rôle déterminé (il suffit de voir les membres de l'équipe de tueurs de vampires). Mais ce n'est pas seulement le casting qui pose problème, loin de là, pour si peu! À poser problème et à faire sombrer le film dans le gouffre, tout contribue un peu: une histoire trop hâtive à cause de la brève durée (à peine une heure et quart); des dialogues le plus souvent ridicules et avec des erreurs (une comparaison est faite avec les guêpes qui meurent après avoir piqué... mais ce ne sont pas les guêpes qui meurent après avoir piqué, mais les abeilles!); des combats et des scènes d'action mal chorégraphiées; des décors approximatifs; une photographie patinée et décidément inappropriée pour le film, mais chose encore plus grave, dans certaines scènes, surtout celles se déroulant à l'hôpital, on arrive à créer l'illusion chez le spectateur de se trouver face à une telenovela.
On s'attendrait au moins à quelques bonnes scènes riches en sang, juste pour tenir éveillé le spectateur qui tend à fermer les yeux par ennui, mais non, même pas cela; dans le film, il n'y a aucune scène particulièrement sanglante mais tout se limite à quelques simples plans des canines ensanglantées.
J'espère avoir réussi à vous donner une idée du genre de film qu'est ce "Way of the Vampire" et vous avoir convaincu d'éviter de perdre du temps et de l'argent dans la tentative de visionner ce bricolage de film. Absolument à éviter.
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