Le Verdict
Une jeune femme tombe en panne de voiture en pleine campagne et, comme si cela ne suffisait pas, sa batterie de téléphone se décharge, la laissant sans moyen de communiquer avec le monde extérieur pour demander de l'aide. La seule chose qui lui reste à faire est de marcher le long de la forêt à la recherche d'un endroit où elle pourrait appeler les secours.
Une jeune femme tombe en panne de voiture en pleine campagne et, comme si cela ne suffisait pas, sa batterie de téléphone se décharge, la laissant sans moyen de communiquer avec le monde extérieur pour demander de l'aide. La seule chose qui lui reste à faire est de marcher le long de la forêt à la recherche d'un endroit où elle pourrait appeler les secours. Les choses semblent bien se passer lorsqu'elle se retrouve devant une petite maison habitée par une gentille vieille dame qui lui offre l'hospitalité. Mais tout n'est pas aussi serein et tranquille qu'il n'y paraît, et la maison cache quelque chose de mystérieux qu'il vaudrait mieux ne pas découvrir.
Dans un paysage de productions indépendantes caractérisé par des films qui, au-delà de leur valeur artistique, cherchent toujours à trouver la voie la plus sûre et immédiate pour attirer le public et donc utiliser les tendances les plus en vogue du moment, il existe aussi des auteurs qui, au contraire, suivent des chemins autonomes pour créer des produits originaux et atypiques. C'est le cas de la jeune réalisatrice génoise Giulia Savi, qui, pour son troisième court métrage, réalise un thriller psychologique intitulé "Echo", aux tonalités plus proches du drame que de l'horreur classique.
Pourtant, pour être honnête, les premières minutes de "Echo" ne semblent pas indiquer une certaine originalité et le point de départ du film est très simple : une jeune femme qui reste bloquée dans un endroit isolé, le téléphone qui se décharge comme par magie et une maison au milieu de la forêt habitée par une dame gentille mais à l'apparence ambiguë et peu claire. Mais c'est justement à partir de ce canevas qui semble déjà vu que les deux scénaristes Giulia Savi et Giuseppe Anderi (qui semblent s'être inspirés d'un rêve de la réalisatrice elle-même) parviennent à construire un scénario qui abandonne peu à peu les clichés habituels pour raconter une histoire centrée sur l'idée de la solitude, considérée depuis toujours comme la plus grande peur inhérente à l'âme humaine et en étroite corrélation avec la vieillesse. Un mal cyclique et commun qui peut frapper chacun de nous, et c'est dans cette direction qu'il faut comprendre le choix de ne fournir aucune référence temporelle ou géographique sur le lieu où se déroule l'histoire et de ne pas donner de nom aux deux protagonistes.
Un sujet exigeant et non des plus simples à développer, que la réalisatrice parvient pourtant à représenter de manière plus qu'élogieuse grâce à un scénario solide qui repose en grande partie sur une longue série de dialogues volontairement banals et truffés de lieux communs précisément pour souligner l'incommunicabilité entre les deux femmes ; un exemple en est la conversation sur les conditions climatiques et les demi-saisons, ou encore la tentative de la vieille dame de divertir la jeune femme en lui faisant goûter un dessert qu'elle a préparé pour l'occasion. Tous ces éléments contribuent à créer une situation inoffensive et prête à dégénérer à tout moment, créant ainsi une tension jamais évidente, mais qui se déplace silencieusement tout au long du film jusqu'à exploser dans une séquence finale qui rappelle, bien que avec des prémisses et des développements différents, un classique comme "Ballata macabra" de Dan Curtis.
Techniquement valable, grâce aussi à une photographie (réalisée par Maurizio Marras) qui tend à rendre très lumineux les intérieurs d'une maison plutôt inquiétante, "Echo" peut s'appuyer sur une réalisation pas très dynamique, mais soignée et attentive à composer des plans géométriques et à forte valeur symbolique, notamment ceux qui immortalisent les deux protagonistes à table, assises aux deux extrémités de la table comme pour montrer aussi visuellement la distance effective entre les deux.
Il convient également de souligner l'excellente bande sonore, toujours en phase avec les moments de l'histoire et caractérisée par l'utilisation d'un écho de voix (d'où le titre du film) qui souligne le malaise de la jeune femme et les effets négatifs que la maison a sur elle. D'autres points positifs viennent d'un casting à la hauteur de la situation et composé de la talentueuse Manuela Parodi ("La luna su Torino") et de Paola Marini Ragni, dont le style de jeu posé et théâtral se révèle plus que adapté pour donner de la profondeur à son personnage. Dans l'équipe technique, le photographe Valter Torielli mérite une mention spéciale, auteur - en collaboration avec la réalisatrice du court métrage elle-même - d'une affiche suggestive qui laisse présager la présence de quelque chose de sombre et d'inquiétant au sein de l'histoire.
"Echo", en conclusion, est un produit complexe mais capable de capturer l'attention même de ceux qui préfèrent des films plus sanglants et ancrés dans les dynamiques plus classiques du genre.
Commentaires
Commentaires (0)
Commentaires