The Graveyard backdrop
The Graveyard poster

THE GRAVEYARD

2006 US HMDB
juin 27, 2006

Six amis se rendent au cimetière de Placid Pines pour jouer à cache-cache dans les tombes. Lorsqu'une farce « inoffensive » se solde par la mort accidentelle de l'un des membres du groupe, le farceur est envoyé en prison. Cinq ans plus tard, les amis se retrouvent au cimetière pour résoudre les problèmes de cette nuit fatale. Lorsque les membres du groupe commencent à être assassinés un par un, ils réalisent que cette fois, ce n'est pas une farce.

Réalisateurs

Distribution

👍 👎 🔥 🧻 👑

Commentaires

Commentaires (0)

Equipe

Production: Michael Feifer (Producer)
Scenario: Michael Hurst (Writer)
Photographie: Hank Baumert Jr. (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Un groupe d'adolescents se rend de nuit au cimetière de Placid Pines pour jouer à cache-cache, mais à cause d'une stupide blague, l'un d'eux se fait tuer et seul Bobby est accusé de meurtre et condamné à la prison. Cinq ans plus tard, profitant de la liberté conditionnelle accordée à Bobby, sa sœur Michelle, également présente la nuit de la tragédie, organise une réunion pour tous les anciens amis qu'ils avaient perdus de vue après cette nuit tragique. La réunion a été organisée dans un chalet en forêt, juste à côté du cimetière de Placid Pines, mais bientôt les jeunes commenceront à tomber victimes de la furie meurtrière d'un mystérieux assassin masqué. Qu'un slasher soit un genre répétitif et hautement prévisible est désormais une chose connue, mais il est rare de tomber sur un concentré de clichés et de coups de théâtre ingénus comme dans "The Graveyard", dernier effort de distribution de l'italianissime Gargoyle Video. "The Graveyard" n'est autre qu'un slasher à petit budget qui pille à pleines mains tout ce qui peut l'être du passé plus glorieux du film slasher : on commence par un prologue qui se réfère de manière plutôt évidente à "Ne rentrez pas dans cette maison" (puis repris en partie, avec les variantes appropriées, dans "So What Did You Do"), avec l'exception que dans le film de Paul Lynch ce sont des enfants plus plausibles qui jouent à cache-cache et causent l'accident, tandis que dans "The Graveyard" ce sont des jeunes hommes peu crédibles et plutôt stupides dans la vingtaine. Ensuite, on continue en volant des lieux et des solutions narratives qui proviennent directement de la saga "Vendredi 13" : du chalet en montagne aux poursuites dans la forêt, des couples en chaleur aux personnages introduits simplement pour être massacrés. On conclut cette foire du déjà-vu avec un tueur qui porte inexplicablement un masque identique à celui de Leatherface de "Massacre à la tronçonneuse" et une solution finale d'une prévisibilité déconcertante (il est possible de deviner non seulement l'identité, mais aussi le mobile du tueur vingt minutes après le début du film !). Comme de tradition, les personnages ont été caractérisés avec de l'encre sympathique, tant ils sont évanescents et superficiels, mais dans ce cas, ils le sont à tel point qu'ils ne représentent même pas les stéréotypes classiques du genre, mais seulement de simples figures mises là pour être massacrées par le tueur. Et nous arrivons ainsi à l'autre point faible du film : les meurtres. Un film aussi négligé et peu original que "The Graveyard" devait avoir comme seule bouée de sauvetage mettre en scène une série de meurtres originaux et sanglants, une excuse adoptée par plusieurs productions récentes qui se sont trouvées dans les mêmes conditions ; mais ce film ne parvient même pas à exploiter la solution splatter-gore, mettant en scène seulement des meurtres banals qui, lorsqu'ils ne se résolvent pas en hors-champ, se confient à une simple poignardée ou résultent même ridicules s'ils tentent la voie de l'originalité (voir le garçon mordu par le serpent qui lui a été caché sous le lit). Si l'on passe ensuite à l'aspect technique-artistique, on ne s'améliore pas vraiment, puisque à la mesquinerie d'un scénario négligent et à l'incompétence de l'ensemble du casting, s'ajoutent une photographie télévisuelle et une réalisation fade et anonyme. "The Graveyard" est donc un slasher négligeable qui n'ajoute rien au genre, mais où c'est possible, ne fait que copier les célèbres ancêtres. Il circule pire dans les circuits de l'home vidéo, soit bien clair, mais ce film se positionne néanmoins dans les échelons les plus bas de la récente production horreur d'outre-Atlantique.
👍 👎 🔥 🧻 👑

Commentaires

Commentaires (0)