Blood Trails backdrop
Blood Trails poster

BLOOD TRAILS

2006 DE HMDB
avril 20, 2006

Anne, coursière à vélo, grille un feu rouge sous les yeux de Chris, un policier. Ce dernier parvient à la rattraper et séduit la jeune femme. Rongée par le remords, elle propose à son petit ami un week-end romantique en pleine montagne. Mais dès leur première ballade à vélo, Chris fait son apparition et poursuit le couple. Une course mortelle commence alors...

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Marco Castellini

Blood Trails

Anne et son petit ami Michael traversent une crise sentimentale et la jeune femme s'offre, à l'insu de Michael, une nuit d'amour avec un inconnu, un policier passionné. Avec l'intention de restaurer leur relation désormais sur le point de sombrer, Anne et Michael décident de passer un week-end dans un chalet en forêt, se consacrant à de longues randonnées en VTT. Mais l'amant policier nourrit une obsession pour Anne et suit le couple en montagne, déterminé à s'approprier la jeune femme pour toujours. Avec "Blood Trails", nous sommes dans le territoire le plus éprouvé du survival horror, dans la situation la plus typique de thriller rural avec une abondante distribution de violence gratuite, en somme dans le déjà-vu le plus éhonté. L'origine géographique européenne (l'Allemagne pour être précis) de ce film le rattache ensuite à la tendance actuelle qui a fait émerger surtout la Grande-Bretagne ("Wilderness", "Broken") et la France ("Haute tension", "Frontier(s)") dans le paysage horrifique contemporain grâce à un mélange désormais bien reconnaissable entre environnements ruraux et situations de survie extrême. "Blood Trails" s'insère donc dans ce sous-filone, sans ajouter beaucoup, mais puisant dans une tradition cinématographique qui a des racines bien lointaines, surtout dans les fastes années '70. Et c'est justement au cinéma (surtout américain) des années '70 que "Blood Trails" semble se référer avec plus d'insistance, grâce au récit d'une histoire minimaliste et à une esthétique spécifique. L'intrigue est simple, prévisible si l'on veut, la situation typique de survie dans des paysages ruraux comme nous en avons vu dans "Les collines ont des yeux" ou "Un week-end de terreur", où l'être humain est contraint de régresser et de sortir son côté le plus instinctif et animal pour pouvoir affronter à armes égales l'"ennemi", une nemesis qui dans ce cas n'appartient pas à l'environnement étranger et hostile dans lequel le protagoniste se trouve à agir, mais lui aussi est un étranger en terre étrangère qui le place à certains égards près de sa victime. Le méchant de "Blood Trails" est une sorte de cellule folle d'un organisme social, un animal tenu en captivité, capable de se déplacer dans un environnement urbain et rural avec une égale extrême naturel. La prémisse qui se trouve dans la caractérisation du policier possessif et animal est donc peut-être le seul élément de vraie nouveauté dans ce film, mais à la fin, c'est aussi son point le plus faible. Si sur le papier le psychopathe interprété par Ben Price pouvait bien fonctionner, à l'écran il apparaît plus que tout comme un Michael Myers en tenue sportive, omniprésent et un peu hors contexte, auquel on aurait peut-être préféré le paysan classique et éprouvé excité. Du côté opposé, nous trouvons une victime stéréotypée, une femme insécure, interprétée de manière convaincante par Rebecca Palmer, qui réussit à montrer sa personnalité seulement quand c'est l'instinct de survie qui dicte les règles. Un agneau qui, quand la situation l'exige, réussit à sortir les crocs de loup, apparaissant pas trop éloignée de son bourreau. Donc, ce semblera un paradoxe, mais "Blood Trails" fonctionne bien précisément dans son manque d'originalité et, quand il tente d'apporter des innovations, il ne convainc pas beaucoup. Très bonne la performance de réalisation de Robert Krause (également scénariste), qui réussit à donner une personnalité au film grâce à un usage recherché de cadres et de zooms qui, unis au montage souvent précipité de Wolfgang Bohm et Richard Krause, donnent au film un sens d'hystérie et d'hallucination. Remarquable aussi la photographie de Ralf Noak qui, grâce à des tons éteints et couchant, réussit à construire une atmosphère sombre et oppressante malgré le fait que le film soit presque entièrement situé en plein jour. Excellents les décors naturels qui servent de scénographie au film. En somme, "Blood Trails", bien qu'il ne raconte rien de nouveau, apparaît comme un solide et bien réalisé survival horror, appréciable encore plus si l'on considère qu'il s'agit d'une œuvre indépendante réalisée avec un budget très modeste.
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