Blood surf backdrop
Blood surf poster

BLOOD SURF

Krocodylus

2000 CA HMDB
décembre 4, 2000

Cecily, une réalisatrice de films, se rend en Australie avec Zack, son producteur, ainsi qu'avec Bog et Jeremy, deux amateurs de sports extrêmes. Ceux-ci prennent, en effet, un malin plaisir à surfer au milieu des requins... Rien ne semble leur faire peur jusqu'à ce que leur route croise celle d'un énorme crocodile affamé.

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Peter Abrams (Producer)Mark Amin (Executive Producer)Darin Spillman (Executive Producer)Robert L. Levy (Producer)Natan Zahavi (Producer)
Scenario: Sam Bernard (Writer)
Musique: Jim Manzie (Original Music Composer)
Photographie: Christopher C. Pearson (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Giuliano Giacomelli
Une équipe télévisée est déterminée à réaliser un reportage sur un nouveau type de sport extrême, le bloodsurfing, c'est-à-dire le surf classique pratiqué, cependant, dans des eaux infestées de requins affamés. Tout se passe bien et les prémisses pour réaliser un documentaire sportif adrénalinique sont toutes présentes jusqu'à ce qu'un imprévu ne se prépare à émerger. Une fois à terre, les surfeurs et toute l'équipe remarqueront qu'il se passe quelque chose d'inhabituel dans ces eaux : quelque chose est en train de dévorer et d'agiter les requins. Qu'est-ce que cela pourrait bien être ? Simple, un crocodile marin de dimensions énormes qui infeste ces eaux depuis des années et qui est maintenant déterminé à festoyer avec tous les membres de l'équipe télévisée. Je sais ce que beaucoup d'entre vous pensent : « Assez de ces films de bêtes ! » Je ne peux que vous donner raison. Ce sous-genre du film d'horreur devient un peu comme le persil, surtout en ce qui concerne le vaste marché des direct-to-video, mais ce qui est le plus décourageant, c'est que ces films, la plupart du temps, sont tous tellement similaires qu'il est même difficile de les rappeler tous avec précision sans les confondre les uns avec les autres. Pourtant, il y a à noter que, rarement, émerge un film « téméraire » qui décide d'apporter quelques petites, très petites, variations au thème afin que l'œuvre puisse bénéficier d'une plus grande personnalité et, ce faisant, augmente les possibilités de se faire remarquer et de se distinguer par rapport à la masse des produits tous identiques. Le film en question, « Blood Surf », est justement l'un de ces films « téméraires » car il décide de suivre l'histoire habituelle, usée jusqu'à la corde, en apportant cependant quelques petites variations capables de rendre le film unique en son genre. Sorti en 2000 (chez nous uniquement pour le marché de la vidéo) sous la direction de James D.R. Hickox (« Piranha 3D », « Wild – Embuscade dans les montagnes ») et connu aussi sous le titre moins intéressant (parce que trop conforme à la masse) « Krocodylus », le film avait le potentiel pour offrir quelque chose de vaguement intéressant (relativement parlant) car il possédait quelques stratagèmes innovants sympas, mais malheureusement le film ne tire pas parti des potentialités disponibles et donc, le résultat final du film ne sera pas très éloigné du niveau moyen-bas atteint, habituellement, par ce genre de films. Parmi les aspects positifs, il y aura sûrement à noter l'introduction du scénario (c'est ici que réside une grande partie de « l'originalité » du film) car l'idée du bloodsurfing comme déclencheur de l'horreur est assez sympa et singulier est le moyen dont le film cherche à tromper le spectateur en introduisant, soudainement, un gros crocodile là où le film semblait avoir focalisé son attention sur les requins. Mais après ces petits aspects, le film n'est plus capable d'offrir des facettes positives et/ou intéressantes. Il est à souligner que la faute de la faible réussite du film est à imputer à la scénarisation amateur qui réussit à bien démarrer (en offrant un bon rythme et capable de conférer assez de personnalité aux personnages qui, cette fois, ne sont qu'un petit groupe restreint d'individus et non le solide escadron de teenagers mis là seulement pour mourir) mais qui, hélas, commence à sombrer dans la banalité absolue précisément au moment où le gros crocodile marin fait irruption dans la scène. Après l'apparition du gros reptile, le film commence à excéder dans une tonne de clichés et dans des scènes à haut taux de trash, déplacées et aux limites du tolérable. Un rôle désastreux est également joué sur la caractérisation des personnages qui, au fur et à mesure que le film se dirige vers la fin, commencent à adopter des attitudes peu crédibles et absolument forcées (voir le personnage du producteur qui, sans aucune rigueur logique, commence à se comporter en « méchant »). Sur la suffisance se maintient la performance du crocodile qui est réalisé au moyen de diverses techniques (vrais crocodiles et marionnettes sympas, bien que peu crédibles, mécaniques et en caoutchouc) mais on n'aura jamais recours à l'ennuyeuse (surtout quand il s'agit, comme dans ce film, de budgets limités) mais tellement utilisée computer graphic. Appreciable peut être, en outre, la présence de quelques scènes assez sanglantes qui tentent de basculer dans le splatter ; assez insuffisantes sont les performances des acteurs. En conclusion, « Blood Surf » est un film d'horreur de pure série B qui démarre bien pour ensuite s'effondrer, en totalité, avec le progrès des minutes. Une occasion manquée pour la réalisation d'un film de bête hors du commun. Il mérite néanmoins un demi-point de plus.
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