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L'EREDE

2011 โ€ข IT HMDB
juillet 8, 2011

Dopo la morte del padre, Bruno, medico milanese, prende possesso di una vecchia villa immersa nella natura selvaggia degli Appennini. Non sarà un’eredità facile. La conoscenza dei vicini lo farà precipitare in una spirale di sospetti che cambieranno per sempre la sua esistenza...

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Scenario: Ugo Chiti (Writer)Michael Zampino (Writer)
Musique: Riccardo Della Ragione (Music)
Crew: Mauro Marchetti (Cinematography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli โ€ข
Bruno hérite d'une ferme de son père dans la campagne des Marches. Le premier contact avec l'environnement n'est pas des meilleurs : habitation à restaurer, végétation qui s'étend partout et voisins envahissants. Ce sont justement les voisins qui se révèlent être le cauchemar de Bruno, d'abord gentils et disponibles, ils commencent soudainement à devenir hostiles parce qu'ils voient leur territoire "menacé" par le nouveau venu, auquel ils cherchent à extorquer la vente de l'habitation... de toutes les manières possibles ! La thématique du conflit entre la civilisation et le monde rural, entre le progrès et la tradition, n'est certes pas nouvelle au cinéma, ni celui "élevé" ni celui de genre. Et c'est justement dans notre genre de référence que le paysage italien a souvent offert d'excellents exemples qui abordent cette thématique de manière directe ou indirecte. Pensez à un certain Lucio Fulci dans les années '70, à Pupi Avati ou - récemment - à Lorenzo Bianchini, pour ne citer que quelques noms, et nous réalisons comment l'immersion d'un personnage provenant d'un contexte urbain dans un contexte rural peut trouver des motifs d'horreur ancestrale et de violence normalisée. L'italo-français Michael Zampino, pour son premier long métrage, décide d'aborder précisément ce sujet, en le lisant à travers les coordonnées du cinéma dramatique aux teintes thriller. Zampino a raconté avoir trouvé l'inspiration pour "L'héritier" à partir d'un épisode autobiographique, lorsqu'il s'est retrouvé, à son insu, héritier d'une propriété laissée par son père ; la dramatisation typique du cinéma pousse Zampino à immerger son personnage dans une situation de "Un calme week-end de peur", en accentuant peu l'aspect horrifique de l'histoire. Et peut-être que c'est ici que réside la plus grande limite de "L'héritier", un film aux grandes potentialités de genre pas pleinement développées. Zampino a entre les mains un matériel indéniablement adapté au thriller cru et truculent de matrice européenne, au drame extrême, et pourtant il freine à chaque scène, il s'autocensure à chaque choix pris, il jette la pierre et puis cache la main. Pour faire un exemple, à un certain moment il est fait référence à l'inceste, mais dans la scène suivante tout est déjà résolu de manière normalisante en niant les possibilités de développements dans cette direction. On dirait que Zampino fait un film de genre en l'adaptant pourtant à un public plus large et au palais plus délicat. En passant sur cette évidente idiosyncrasie, "L'héritier" se présente comme un bon drame qui trouve sa force dans la construction et la description des personnages ainsi que dans la succession des événements. Zampino, qui écrit le scénario avec Ugo Chiti ("Gomorra" ; "Manuel d'amour 3"), utilise certains excellents acteurs pour décrire des personnages parfois stéréotypés mais d'un bon impact. Ceux qui en sortent de loin la tête haute sont les "méchants", c'est-à-dire les trois membres de la famille du lieu, trois rustres à l'accent méridional qui s'approprient les traits caractéristiques de ce type de redneck italiotes tout en les personnalisant à bon escient. Parmi les trois, la plus convaincante est la mater familias Paola, interprétée par une excellente Guia Jelo ("La disparition de Patò"), qui donne vie à un personnage à la fois fort et fragile, mais toujours prêt à atteindre l'objectif fixé, qui dans ce cas est la ferme laissée en héritage à Bruno. Le personnage de Paola mène un jeu subtil fait de gentillesses et de chantages, de coups de colère et de moments contemplatifs, utilisant le coup de théâtre familial sur sa victime Bruno, annulant en lui toute certitude liée au passé. Paola est soutenue par ses deux enfants, l'aîné, Giovanni (un adapté Davide Iorio) et la belle Angela (Tresy Taddei). Le premier est un homme rustique et robuste à qui il suffit de peu pour s'enflammer, le nume tutelare du foyer domestique, prêt à le défendre de toutes les manières. Angela, en revanche, est une fille fragile, peut-être un peu infantile pour son âge, visiblement inadaptée à l'environnement qui l'entoure et donc déterminée à s'en échapper justement grâce à l'apparition salvatrice de Bruno. Ce dernier, interprété par Alessandro Roja, le Dandi de la série télévisée "Romanzo Criminale", ici un peu en dessous, est le pantin de la situation, cette fois-ci beaucoup moins disposé à prendre feu. L'assimilation du personnage de Bruno à l'image du lapin, en effet, n'est pas un hasard ; un lâche incapable de réagir face aux méchancetés des autres. "L'héritier" présente une narration linéaire et ordonnée, construite sur une montée de tension qui devrait culminer dans la section "tortures" reléguée comme d'habitude à la fin. Le problème - et c'est ici que nous nous reconnectons à ce manque de volonté d'oser dont nous avons parlé plus haut - est que le climax final est paradoxalement la partie la plus faible du film. "L'héritier" tend à s'éteindre lentement plutôt qu'à s'enflammer dans les dernières battues ; la spirale de dramatisation dans laquelle la narration nous conduisait trouve une solution expéditive et peu en accord avec ce qui se passe à l'écran. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, un écrou de l'engrenage qui risque de nous laisser en rade juste au plus beau moment. En général, le film est plus que suffisant, soutenu également par une bonne réalisation visuelle due au fait que "L'héritier" a été tourné en pellicule 16mm, chose plus unique que rare dans le cinéma indépendant contemporain, qui cherche à réduire les coûts en faisant d'abord appel au numérique.
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