Pandorum backdrop
Pandorum poster

PANDORUM

2009 DE HMDB
septembre 8, 2009

Deux astronautes, le lieutenant Payton et le caporal Bower, se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un long séjour en hyper-sommeil. Désorientés et plongés dans le noir, ils ne se souviennent ni de leurs identités ni de leur mission. Les seuls sons qui leur parviennent sont des vibrations provenant du cœur du vaisseau. Le caporal Bower part en exploration et ne tarde pas à découvrir quelques survivants qui vivent cachés, traqués par d'effroyables créatures. Ensemble ils vont essayer de découvrir ce qui s'est réellement passé lors de cette mission...

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Jeremy Bolt (Producer)Paul W. S. Anderson (Producer)Robert Kulzer (Producer)Martin Moszkowicz (Executive Producer)Dave Morrison (Executive Producer)
Scenario: Travis Milloy (Story)Christian Alvart (Story)
Musique: Michl Britsch (Original Music Composer)
Photographie: Wedigo von Schultzendorff (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
En 2174, la Terre est désormais au bord de l'effondrement, les ressources sont minimes et la population de plus en plus nombreuse. La destination pour continuer l'espèce humaine est Tanis, une planète très similaire à la Terre, vers laquelle le vaisseau Elysium a été envoyé avec à son bord une grande quantité de personnes, d'animaux et de végétaux. Le lieutenant Payton et le caporal Bower se réveillent de leur sommeil cryogénique pour effectuer leur tour de garde lors du long voyage menant à Tanis, mais ils se rendent compte que quelque chose ne va pas sur l'Elysium. L'immense vaisseau spatial semble déshabité et abandonné depuis longtemps, de plus, ils se souviennent peu de leur mission, à cause des effets secondaires de l'hibernation. Alors que Payton reste dans la salle de commande, Bower procède à l'exploration du vaisseau en direction de la salle du réacteur, mais il se rend vite compte qu'ils ne sont pas seuls à bord, car il y a aussi une meute de créatures affamées de chair humaine. Si autrefois les films qui racontent des horreurs et des vaisseaux spatiaux étaient à l'ordre du jour grâce au succès mondial d'« Alien », aujourd'hui, ils sont une rareté. En cherchant des productions récentes de science-fiction qui situent l'action dans l'espace et s'imprègnent de suggestions d'horreur, il faut remonter à 2007 et à « Sunshine » de Danny Boyle ; on se rend alors compte que, malgré le succès mondial d'un chef-d'œuvre comme « Dead Space » dans le monde des jeux vidéo, le paysage cinématographique actuel est particulièrement pauvre en films de science-fiction horrifique « spatiaux ». Au milieu de tant de désolation arrive pourtant « Pandorum – L'univers parallèle » du allemand Christian Alvart (« Case 39 »), l'un de ces petits bijoux dont on avait besoin, un mélange parfait de terreur, d'action, de suspense et de rebondissements. La syndrome de Pandorum, dite autrement syndrome de dysfonction orbitale, à laquelle il est souvent fait allusion pendant le film et qui donne son titre à l'œuvre, indique un état pathologique qui peut être atteint par l'être humain face au sentiment de confusion, de solitude et d'isolement qui peut être éprouvé dans l'espace profond. Autour de ce concept tourne l'ensemble du film. Le caporal Bower, interprété par un bon Ben Foster (« Alphadog » ; « 30 jours de nuit »), se réveille d'un sommeil cosmique ayant duré huit ans, il est confus et amnésique, réalise immédiatement qu'il est isolé, dans l'espace, probablement en danger, et sa première réaction est de chercher quelqu'un avec qui partager sa peur et peut-être obtenir quelques éclaircissements. Il n'y a apparemment personne, du moins personne de vivant ou conscient. Solitude. L'habileté du réalisateur Alvert et du scénariste Travis Milloy réside dans le fait de rendre immédiatement le spectateur partie prenante, de ne lui fournir que le point de vue de Bower, le privant ainsi d'informations supplémentaires qui pourraient lui donner un avantage sur le personnage. Le spectateur est là, sur l'Elysium, il vient de se réveiller d'un sommeil de huit ans et il s'arrache les tubes des veines près de Bower. Le spectateur est Bower. Les éléments qui rendent concrète l'histoire de « Pandorum » s'ajoutent peu à peu jusqu'à donner forme aux souvenirs de Bower et aux vérités qui se cachent dans les couloirs de l'Elysium. Le sentiment d'implication émotionnelle est rendu avec efficacité, l'exclusion de l'omniscience rapproche le spectateur de l'histoire et charge significativement chaque révélation. La gestion des temps, l'alternance des genres et le placement des rebondissements sont louables. Le film, malgré sa durée considérable de 108 minutes, a un rythme serré, pratiquement sans temps mort, grâce au dosage habile des informations données au spectateur et à l'alternance entre action et moments plus réflexifs. « Pandorum » est un film décidément complet, capable d'impliquer grâce à une intrigue originale et captivante dans laquelle agissent des personnages intéressants et, pour une fois, non stéréotypés bien qu'ils soient de style classique. La scénarisation du quasi-novice Millory est certainement construite en tenant compte de la leçon de Vogler et de son seminal « Le voyage de l'héroïque ». Bower est l'héroïque projeté dans une situation déroutante et continuellement soumis à des épreuves. Dans les trois actes canoniques, il affronte des némésis et rencontre des aides jusqu'à l'obtention du prix, passant naturellement par l'affrontement avec le « boss » final. On peut aussi utiliser le langage vidéoludique car il est clair que la structure de « Pandorum » ne se base pas seulement sur l'abc de la scénarisation, mais aussi sur la construction à « niveaux » chère aux jeux vidéo. Explorer les environnements, trouver une issue, brandir une arme et affronter les nombreux ennemis. Ce n'est pas un hasard si nous avons reconnu le jeu vidéo de Electronic Arts « Dead Space » comme l'un des sommets récents atteints par le genre de la science-fiction horrifique dans le domaine de l'industrie culturelle. La classicité et la modernité s'alternent, donc, dans « Pandorum », un film qui est néanmoins bien ancré dans des œuvres du passé, plus ou moins lointaines. Si « Alien » est un point de départ fondamental, on trouve des influences et des références explicites aussi au carpenterien « Les fantômes de Mars » et au néo-classique « The Descent », surtout pour le look et le modus operandi des créatures qui infestent le vaisseau spatial, des humanoïdes répugnants cannibales qui se vantent d'implants métalliques, chassent en groupe et adorent fouiller dans la saleté et la crasse dans d'immondes amas de corps glabres et visqueux. Un autre film auquel il est impossible de ne pas penser en référence à « Pandorum » est « Event Horizon – Punto di non ritorno », réalisé par Paul W. Anderson en 1997 ; et ce n'est pas un hasard si nous trouvons le même Anderson parmi les producteurs du film d'Alvert. Quelques défauts ici et là ne manquent pas non plus à « Pandorum ». Certaines scènes sont excessivement sombres, surtout dans la première partie, rendant pratiquement incompréhensibles certains mouvements, problème analogue pour certaines séquences d'action, si agitées et rapides qu'elles créent une confusion visuelle. Il s'agit pourtant de détails, de petites choses sur lesquelles on peut passer outre lorsqu'on a affaire à un film néanmoins mémorable et absolument appréciable. Conseillé.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (2)

Andre Gonzales

Andre Gonzales

5 /10

Hard to understand what is going on in this movie. There's a lot of whispering so it's hard to understand them even with the volume up. I had to watch this movie about 5 times to really understand the movie. It's dumb, but the creatures were pretty sweet looking though.

CinemaSerf

CinemaSerf

7 /10

With humanity finally having milked the earth to death, a sort of Noah’s Ark is hurtling through space in search of somewhere new for humanity to start again. Crewman “Bower” (Ben Foster) awakens from his hyper-sleep to find his inter-stellar vessel eerily devoid of crew and making some curious creaking noises. His explorations of the ship soon pairs him up with “Payton” (Dennis Quaid) whose pod had broken and who is just as disoriented. With the latter man staying on the bridge, “Bower” sets off into the body of the ship ill-prepared for what he is about to find. In some ways, this is reminiscent of “The Descent” (2005) with a decent chunk of menace, some end-to-end gruesomeness and a fair amount of spatial paranoia that Foster holds together well. Quaid is also on quite decent, if sparing, form too delivering a character that is never entirely trustworthy and there’s Cam Gigandet’s slightly enigmatic “Gallo” with whom “Bower” teams up as he manages to ally, after a fairly ropey start, with a small team of scientists holed up in the gunnels trying to work out their own way to safety. The visual effects and the photography have an effective claustrophobic sense of peril to them, and when coupled with some effective use of lighting and audio it all helps to create quite an ominous serious of scenarios. For a change, there is also some more meaningful - if not always so easily audible - dialogue as opposed to the usual gung-ho, yee-ha, type of stuff and I was pleasantly surprised with this well paced and above average sci-fi adventure.

Avis fournis par TMDB