Splice backdrop
Splice poster

SPLICE

2010 CA HMDB
juin 3, 2010

Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l'ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l'un de l'autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l'étape suivante : fusionner de l'ADN animal et de l'ADN humain.Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu'ils redoublent d'efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple... et leurs pires cauchemars.

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Steven Hoban (Producer)Guillermo del Toro (Producer)Franck Chorot (Producer)
Scenario: Antoinette Terry Bryant (Screenplay)Vincenzo Natali (Screenplay)Doug Taylor (Screenplay)
Musique: Cyrille Aufort (Original Music Composer)
Photographie: Tetsuo Nagata (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Elsa et Clive sont deux biochimistes, couple dans le travail et dans la vie. Ils travaillent dans un centre de recherche génétique et s'affairent à créer une nouvelle race animale capable de fournir une enzyme pouvant guérir diverses maladies humaines. Juste au moment où le laboratoire traverse ses plus grandes difficultés, Elsa décide d'ajouter de l'ADN humain au composé qui a donné vie à leur créature, créant ainsi une nouvelle créature qui synthétiserait une enzyme plus efficace. Malgré le non de ses supérieurs et le scepticisme initial de Clive, le couple donne naissance à une nouvelle race qui se matérialise en un étrange être au métabolisme et au cycle de vie accélérés. La créature se développe rapidement et devient une sorte de petite fille aux composantes anatomiques animales qu'Elsa baptise Dren. Les deux scientifiques établissent un rapport très particulier avec Dren qui se transforme rapidement en attachement parental, mais l'imprévisibilité de la créature et son agressivité feront douter les deux de la bonté de leur création. Vincenzo Natali à la réalisation/scenario et Guillermo Del Toro à la production d'un fanta-horreur sont une promesse de qualité garantie. L'homme qui a réalisé ce chef-d'œuvre qu'est "The Cube" semble être la personne idéale pour raconter une histoire d'ingénierie génétique devenue folle et de créatures qui se rebellent contre leurs créateurs, et en effet, Natali, loin de la caméra depuis 2003, année où il a réalisé "Nothing" (toujours inédit chez nous), ne déçoit pas et appose sa signature sur un autre joyau fanta-horreur que chaque fan du genre attendait sûrement. "Splice", qui signifie littéralement "connexion" et désigne en jargon ce processus de combinaison entre plusieurs gènes, est en fin de compte un film très classique, peu innovant, et pourtant il possède une charge d'originalité intrinsèque non négligeable. Natali prend l'histoire de Frankenstein et la met à jour à l'ère de l'ingénierie génétique et de l'eugénisme, l'assaisonne d'une pincée de tragédie grecque et ajoute une dose considérable de morbidité et de sexe interespèces. Le résultat est clairement un hybride cinématographique qui reflète l'hybride représenté par Dren, la magnifique chimère qui se trouve au centre de la narration de "Splice". Le scénario de Natali reflète ce sens de complétude qui manque souvent aux scripts du cinéma d'horreur moderne. L'auteur prend son temps pour développer adéquatement la psychologie des trois personnages principaux et pour insérer des éléments qui fournissent une dense succession narrative qui fait en sorte qu'il n'y ait pas de temps morts malgré la lenteur inévitable de la partie centrale du film. Clive, interprété par un Adrien Brody ("Predators") à l'aise dans le rôle, ne trouve pas de satisfaction dans sa relation avec Elsa, souvent trop absorbée par son travail et opposée à la grossesse malgré le désir de paternité de son compagnon. La femme, dont le nom fait référence à la célèbre "Épouse de Frankenstein" et qui porte les traits de la toujours brillante Sarah Polley ("L'aube des morts-vivants"), a un passé sombre fait d'abus et de sévices de la part de sa mère, conservant donc une idée négative de la maternité, effrayée par la possibilité de perpétuer l'inadéquation parentale, comme s'il s'agissait d'une maladie génétique. En même temps, Elsa est l'élément fort du couple, c'est elle qui prend les décisions et c'est son action qui met en mouvement la série d'événements qui mènent inévitablement à la tragédie. Une sorte d'Ève qui non seulement désobéit à Dieu, mais le remplace. L'entrée en scène de Dren bouleverse l'ordre naturel des choses et apporte l'apaisement aux désirs du couple et la destruction de leurs vies. Clive, potentiel père idéal, se révèle inadapté à ce rôle, allant même jusqu'à tenter de noyer sa "petite fille"; pourtant, il trouve en Dren la passion et l'attirance qui s'étaient estompées dans sa relation avec Elsa. La relation entre Clive et Dren devient incestueuse, un attachement morbide et contre-nature de la part de la créature qui trouve son accomplissement dans un "accouplement" "bestial" qui restera probablement dans les annales du genre. Elsa, en revanche, se révèle être une excellente mère, l'exact opposé de ce qu'elle craignait, et parvient ainsi à donner à Dren l'amour maternel qui lui avait manqué, naturellement jusqu'à ce que la situation ne commence à dégénérer. Le personnage de Dren, si drôle et curieux, mortel et fascinant, est magnifiquement incarné par la Française Delphine Chaneac qui semble presque une actrice du cinéma muet, capable d'exprimer parfaitement avec la mimique de son visage les sentiments de la créature, son état d'esprit et l'évolution accélérée de sa personnalité, de petite fille capricieuse à femme-prédatrice en proie à ses premiers instincts sexuels. Les effets spéciaux, nés d'un savant mélange de graphismes informatiques et d'effets traditionnels, sont fondamentaux dans l'histoire (Dren est à l'écran pendant 80% du film!) et ne sont jamais intrusifs, grâce également à l'excellent travail réalisé par l'équipe de Berger et Nicotero, surtout dans les différents looks qui représentent les étapes évolutives du "monstre". Entre "Pandorum" et "Splice", l'été 2010 peut se vanter d'une excellente saison fanta-horreur, deux titres d'impact certain et bien réalisés. Dans le cas de "Splice", nous avons également une œuvre destinée à être sûrementremembered au fil du temps, un film fondamental dans le parcours qui mène à l'analyse de la figure féminine dans le cinéma fantastique et à la nature ambiguë autodestructrice de l'être humain. Un joyau de l'horreur fantastique qui doit absolument être vu par les amateurs du genre.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (3)

Andres Gomez

5 /10

The FX is OK and the uneasiness and thrill is always there but the script is stereotypical, weak and full of holes.

John Chard

John Chard

6 /10

Brundledren!

Splice is a tricky picture to evaluate, for its ideas are superb. One could argue that it brings a new petri dish full of meddling scientists facing the consequences of their actions, while conversely it justifiably feels like a Cronenberg knock-off.

Psychological discord is in abundance, with its slants on skew-whiff parenting giving the pic a dark fascination, and as unpleasant as the male fantasy angle is, it does hold a morbid interest factor.

Yet come the final third the makers let things run away from them, the bonkers dangers of tampering with science giving way to daft schlock, even managing to be distasteful in the process - while the finale is a weak attempt at a "TBC" cliff hanger.

Lead cast members are turning in good perfs. Adrien Brody and Sarah Polley as the meddling science couple hold court well, and Delphine Chaneac as the Chimera splicer of the piece really nails all the various emotional strands required for a tricky role.

Director Vincenzo Natali has shown with Cube and Cypher he has something to offer the horror/sci-fi splinters of film, but this is a mixed bag. A film of great ideas let down by overheating the plot for shock values, while the levity inserted into the play is misguided and damaging for dramatic worth. 6/10

CinemaSerf

CinemaSerf

5 /10

"Clive" (Adrien Brody) and "Elsa" (Sarah Polley) are a couple of genetic engineers charged by David Hewlett's "Barlow" with discovering an important gene that could lead to huge advances in medical science. Using a mix of human and animal DNA that have varying degrees of success before the evolution of a creature "Dren" (Delphine Chanéac) that develops more human attributes - as well as a tail with a stinger and the ability to grow wings. As we progress through this frankly rather disturbing story, we discover that "Elsa" quite literally has skin in the game as they must both seek to protect their creation from not just their employers but from her increasingly violent and lustful tendencies. I was quite interested in the underlying premise but the execution here is really poor. I never did really get why Brody was ever successful in the first place and here there is no chemistry between him and Polley; the storyline which could have been challenging and thought-provoking instead borders on the absurdly far-fetched and the ending couldn't really come quick enough as we really do struggle to reach any sort of a satisfactory conclusion - either from a personal or a scientific perspective. It does highlight the dangers of unfettered scientific experimentation but sadly in no more an entertaining fashion that we have seen many times before - more enjoyably - from Hammer Studios!

Avis fournis par TMDB