Un jeune médecin s'installe, avec sa femme, dans un petit village côtier perdu. Dès le début, il découvre qu'une chose mystérieuse et inhabituelle se produit sur la plage adjacente à sa maison la nuit. En effet, chaque nuit, le son d'une sirène annonce la célébration d'une procession présidée par tous les habitants du village, au cours de laquelle une jeune vierge doit être sacrifiée à des chevaliers mystérieux qui ne sont autres que de vieux Templiers zombies avides de sacrifices humains.
«La nuit des ressuscités aveugles» (connu aussi sous le titre «Terror Beach») est le quatrième et dernier volet de la célèbre saga espagnole sur les Ressuscités Aveugles, des Templiers Zombies mystérieux qui remontent du monde des morts pour continuer à accomplir des sacrifices humains.
Le film, réalisé en 1975 par Amando De Ossorio («Les tombes des ressuscités aveugles», «La chevauchée des ressuscités aveugles», «Le navire maudit»), ne peut certes pas se vanter d'être un beau film, car il présente de nombreuses carences sous de multiples aspects, qui, bien que dictées par un budget peu consistant, auraient pu être évitées en travaillant avec plus de précision sur le projet.
Parmi les nombreux problèmes, celui qui peut sauter aux yeux du spectateur est la pauvreté de base avec laquelle l'œuvre a été réalisée, une pauvreté qui mènera à un film grossier et, à certains moments, décisivement décevant. Nous pouvons donc constater une photographie particulièrement mal soignée et trop sombre dans certains passages (dans certaines séquences, la visibilité est égale à zéro) ; des décors «naturels» décidément approximatifs ; des acteurs médiocres et des dialogues qui tendent à tomber dans le ridicule à de multiples reprises. Oui, enfin... décrit ainsi, on pourrait penser avoir affaire à un produit vraiment misérable, digne d'être évité ou regardé pour être ensuite mal traité ; mais ce n'est pas exactement le cas !
En effet, le film, mis à part les nombreux défauts énumérés ci-dessus, parvient à dégager pendant toute sa durée un certain charme, un charme qui ne peut être saisi que par les plus grands fans du genre et surtout par ceux qui aiment les vieux films réalisés avec peu d'argent : uniquement et exclusivement pour les passionnés de l'horreur, en somme.
À apprécier en premier lieu l'histoire de base qui, bien qu'elle ne soit pas certaine d'être originale (et est recyclée également dans les précédents chapitres), parvient néanmoins à intéresser et à intriguer : belle et bien réalisée l'idée de tout le village qui se rassemble à minuit en procession pour accomplir des sacrifices humains ; on aurait pu faire quelque chose de plus, au contraire, sur l'histoire des Templiers, car il n'est pas bien clarifié beaucoup de choses à leur sujet et sur leur relation avec les habitants du village.
Mais le véritable charme du film se trouve dans la magnifique représentation des Templiers Zombies (qui rappellent beaucoup les vieux films d'horreur-trash italiens), si faux et misérables qu'ils sont irrésistibles pour tout vrai amateur d'horreur. Mais le film atteint son apogée à la fin (où «La nuit des morts-vivants» est à nouveau invoquée... et oui... Romero a vraiment fait école !), lorsque les protagonistes devront se barricader dans la maison pour éviter l'entrée des Templiers menaçants.
Dommage seulement que le film ne bénéficie pas de scènes splatter ou encore gore, car vu le bon matériel disponible, on aurait pu donner vie à un délicieux film splatter.
En conclusion, «La nuit des ressuscités aveugles» est un film honnête, mal fait sous de nombreux aspects, mais fascinant et savoureux pour tous ceux qui aiment le vrai cinéma d'horreur, celui qui est grossier, fait avec peu d'argent mais qui réussissait quand même à créer des émotions.
Il mérite au moins une vision.
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