FEAST
octobre 14, 2005
Dans un bar perdu au fin fond du Texas, la soirée se déroule paisiblement quand brutalement, la nuit tourne au cauchemar. A quelques pas de là, des créatures mutantes, affamées, se sont échappées d'une base de recherche militaire... Et elles ont faim de chair humaine...
Réalisateurs
Distribution
Navi Rawat
Heroine
Balthazar Getty
Bozo
Jenny Wade
Honey Pie
Henry Rollins
Coach
Duane Whitaker
Boss Man
Judah Friedlander
Beer Guy
Jason Mewes
Edgy Cat
Krista Allen
Tuffy
Josh Zuckerman
Hot Wheels
Clu Gulager
Bartender
Eric Dane
Hero
Treach
Vet
Chauntae Davies
Drunk Girl
Diane Ayala Goldner
Harley Mom
Somah Haaland
Charlie
Tyler Patrick Jones
Cody
Eileen Ryan
Grandma
Hannah Schick
Finger Girl
Gary J. Tunnicliffe
Mama Beast
Mike J. Regan
Papa Beast
Equipe
Production:
Ronald Cosmo Vecchiarelli (Producer) — Adrienne Maloof (Executive Producer) — Ben Ormand (Producer) — Harvey Weinstein (Executive Producer) — Alex Keledjian (Producer) — Alix Taylor (Producer) — George Maloof (Executive Producer) — Gavin Maloof (Executive Producer) — Larry Tanz (Producer) — Ben Affleck (Executive Producer) — Andrew Jameson (Producer) — Colleen Maloof (Executive Producer) — Wes Craven (Executive Producer) — Matt Damon (Executive Producer) — Michael Leahy (Producer) — Joe Maloof (Executive Producer) — Marc Joubert (Producer) — Chris Moore (Executive Producer) — Bob Weinstein (Executive Producer) — Joel Soisson (Producer) — Phil Maloof (Executive Producer)
Scenario:
Marcus Dunstan (Writer) — Patrick Melton (Writer)
Musique:
Stephen Edwards (Original Music Composer)
Photographie:
Thomas L. Callaway (Director of Photography)
CRITIQUES (1)
Dans un bar perdu dans les terres désertiques de l'Amérique, un homme armé et couvert de sang fait irruption et alerte les clients du lieu : un groupe de créatures monstrueuses le poursuit et elles arriveront bientôt ici. Juste le temps d'être pris pour un fou et un monstre pénètre dans le local faisant un massacre. C'est seulement le début d'une longue nuit marquée par la survie.
Ces dernières années, la contamination entre horreur, humour et action est au centre d'une quantité importante de productions, plus ou moins importantes (dernier exemple : "Zombieland"), plus ou moins réussies, mais rarement capables de s'imposer comme de vrais cultes capables de se faire remarquer par les amateurs du genre. Dans la plupart des cas, l'alchimie ne fonctionne pas très bien, il y a toujours un élément qui détonne, qui prévaut sur les autres, intrus et jetés dedans seulement pour surfer sur la vague.
Parmi les rares exemples de récente synchronisation parfaite des composantes citées, nous pouvons sûrement trouver "Feast", un film d'horreur à petit budget (un peu plus de 3 millions de dollars) né à la surprise d'un projet-concours qui voit comme financeurs Matt Damon et Ben Affleck. Les deux acteurs, en effet, ont produit, avec Wes Craven, les frères Weinstein et une douzaine d'autres noms, un film dont les scénaristes et le réalisateur sont les gagnants d'un concours annuel organisé par leur maison de production (la Live Planet) et le résultat a été ce très appréciable "Feast", divertissant film de classe B qui unit le splatter à un usage intelligent d'humour et d'action frénétique.
On parlait des trois composantes principales sur lesquelles "Feast" a été construit. Évidemment, l'horreur fait la loi, ne serait-ce que parce que ce film est un film d'horreur à 100% sans incertitudes de genre. Plus précisément, "Feast", outre être un film d'assaut et un film de monstres, peut être tranquillement catalogué comme splatter. Liquides rouges (sang), verts (vomissement), blancs (sperme) giclent joyeusement pendant les 80 minutes de durée dans une série de situations allant du paradoxal au dégoûtant, entre yeux crevés, têtes écrasées et pénis sectionnés, sans jamais oublier un sens calibré de grotesque ironie et faisant étalage d'excellents effets spéciaux maison.
L'ironie est la conséquence directe de l'abondant étalage de splatter car on sait que les situations effrayantes dans lesquelles l'hémoglobine coule à flots sont des motifs de rires et de divertissement goliardique plutôt que de peur et de tension. "Feast" utilise à son avantage le splatter extrême et cartoon en évitant toujours et de toute façon de tomber dans la parodie et la farce ; de plus, le film est imprégné de dialogues brillants mis dans la bouche de personnages parfaitement esquissés, malgré l'évident surnombre, chacun d'eux présenté par des arrêts sur image sympas qui expliquent de manière comique au spectateur leurs caractéristiques et leurs espérances de vie, jouant ainsi ouvertement aussi avec les stéréotypes de genre. Les personnages sont nombreux, une bonne partie sort de scène dans les premiers quinze minutes du film (parmi eux aussi l'acteur fétiche de Kevin Smith, Jason Mewes, qui interprète lui-même), chacun d'eux n'a pas de nom mais un surnom explicite qui les identifie (ex. "l'héroïne", "le type de la bière", "le motivateur", "le barman" etc.) et surtout toutes les règles qui régissent habituellement les hiérarchies de survie des personnages d'un film d'horreur sont brisées... à voir pour le croire.
L'action est gérée de telle manière qu'il n'existe pas une seule minute morte à l'intérieur du film, donc le rythme élevé contribue à faire de "Feast" un divertissement parfait. Unique défaut d'une réalisation plutôt inspirée et aussi inventive réside précisément dans la mise en scène de certaines scènes d'action, surtout celles qui voient impliqués les monstres, toujours trop chaotiques pour rendre difficile la compréhension précise de ce qui se passe à l'écran. La raison n'est certainement pas due à des moments de peu de lucidité du réalisateur et du monteur, mais clairement à un expédient pour masquer la pauvreté (et peut-être le manque de crédibilité) dans la réalisation des monstres. Confusion certainement, mais le truc fonctionne, vu que la perception et le souvenir que le spectateur aura des créatures est tout à fait positif.
Derrière la caméra, on trouve le débutant John Gulager, fils d'artiste (son père, Clu Gulager, est une sorte de légende de la petite écran, en plus d'apparaître dans "Feast" dans le rôle du barman) et gagnant du concours Project Greenlight qui lui a donné la possibilité de débuter comme réalisateur. Le script est l'œuvre du duo Marcus Dunstan et Patrick Melton, eux aussi "nés" du Project Greenlight et ensuite arrivés comme scénaristes de la saga "Saw", dont ils se sont occupés des chapitres allant du 4 au 7.
Casting riche en caractères et talents inconnus allant du déjà cité Clu Gulager à l'autre vieille star de la télé Eileen Ryan, en passant par le chanteur punk et acteur à temps partiel Henry Rollins ("Wrong Turn 2"; "Devil's Tomb") et Duane Whitaker ("Pulp Fiction"; "From Dusk Till Dawn 2"). Mention spéciale pour le trio de "poupées" armées, formé par l'héroïne Navi Rawat ("Undead or Alive"), l'Honey Pie Jenny Wade ("Vizi di famiglia") et la serveuse Tuffy Krista Allen ("Terapia d'urto").
"Feast" est un splatter amusant et impeccable qui ne peut manquer dans la vidéothèque personnelle de chaque passionné d'horreur. Cult.
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