Photo interdite d'une bourgeoise backdrop
Photo interdite d'une bourgeoise poster

PHOTO INTERDITE D'UNE BOURGEOISE

Le foto proibite di una signora per bene

1970 ES HMDB
novembre 27, 1970

Epouse délaissée d'un industriel, Minou est accostée sur la plage par un individu inquiétant qui, après l'avoir malmenée, lui affirme que son mari ourdit l'assassinat de son associé. Or, le lendemain, Minou apprend que celui-ci est mort au cours d'une sortie en plongée. L'inconnu se met alors à la harceler au téléphone, exigeant qu'elle se donne à lui en échange de son silence. Un jeu sadomasochiste de pouvoir, de plaisir et d'humiliation s'installe entre eux...

Réalisateurs

Distribution

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Equipe

Production: Alberto Pugliese (Producer)Luciano Ercoli (Producer)José Frade (Producer)
Scenario: Ernesto Gastaldi (Screenplay)Mahnahén Velasco (Screenplay)
Musique: Ennio Morricone (Original Music Composer)
Photographie: Alejandro Ulloa (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Minou est arrêtée dans la rue par un inconnu qui l'agresse et lui révèle que son mari Peter est impliqué dans la mort d'un industriel et qu'il en a les preuves. Bouleversée par la nouvelle, Minou révèle tout à son amie libertine Dominique, de qui elle apprend quelques indices sur l'identité de l'homme qui l'a contactée. Par amour pour son mari, Minou décide de payer l'homme pour obtenir les preuves et les cacher, mais elle découvre que le plan de l'homme est bien plus complexe et que son véritable objectif est elle-même. À partir de ce moment, une série de chantages commence contre la femme, minant même sa santé mentale. Lorsque la mode du giallo argentin n'avait pas encore explosé, le producteur Luciano Ercoli décide de faire ses débuts derrière la caméra avec "Les photos interdites d'une dame bien", un thriller qui suit la tendance des noirs morbides à la française très populaires à cette époque, fréquentés par Lenzi et bientôt aussi par Martino. Ercoli construit une histoire trouble et complexe et, avec la présence de sa future épouse Nives Navarro (sous le nom de Susan Scott) dans le casting, il crée un thriller tout à fait digne, peut-être injustement oublié aujourd'hui. Le scénario, écrit par Ernesto Gastaldi avec la collaboration de Mahnahen Velasco, se concentre sur une histoire complexe de chantages qui laisse de côté le mécanisme classique du "whodonuit". Nous savons qui est le coupable (ou du moins, nous pensons le savoir) et le méchant de l'histoire a un visage dès le début ; ce qui nous intéresse, c'est de découvrir les motivations qui se cachent derrière ses actions et surtout de suivre l'évolution du changement de caractère de la protagoniste. La Minou interprétée par une excellente Dagmar Lassander est fragile et vulnérable, rendue insécure par la succession d'événements qui, en peu de temps, remettent en question toutes ses certitudes. Son mari est-il un assassin ? Dans sa échelle de valeurs, l'amour prévaut et c'est ainsi que Minou finit par s'embourber dans une spirale de problèmes pour défendre son conjoint. En particulier, il est louable le lent plongeon de la femme dans un abîme de folie. Tout ce qui lui arrive est démenti par les faits et ainsi elle est considérée comme folle et même le spectateur est amené à le penser. L'exact opposé de Minou est représenté par le personnage de Dominique, interprété par la toujours fascinante Susan Scott, qui, outre être sa meilleure amie, présente une personnalité opposée à celle de l'amie. Il est assez clair que les deux femmes ont été caractérisées pour représenter les deux faces de la même médaille, capables de révéler deux idéaux de femme de cette époque. D'un côté, il y a Minou, aimante et ancrée à la tradition, particulièrement proche de l'idéal de femme et d'épouse que l'homme a dans son imagination ; de l'autre, Dominique, émancipée, libertine et très en phase avec le changement des mœurs sexuelles en cours au début des années 1970. Les deux se complètent mutuellement et c'est précisément sur leur différence que repose le rapport d'amitié qui les unit. "Les photos interdites d'une dame bien", malgré l'affiche et le titre qui pourraient laisser penser le contraire, ne joue pas beaucoup sur l'aspect luxurieux de l'histoire et, malgré quelques suggestions érotiques uniquement à titre narratif, ne fait pas usage de nudité (sauf une fugace de la Scott) et de situations explicitement scabreuses. En même temps, la propension à la violence et aux scènes de sang est complètement mise de côté, si bien que pendant le film d'Ercoli, on ne voit aucun mort véritable. Tout cela profite au film, qui mise davantage sur l'histoire et le mystère sans céder à l'exploitation une facile raccourci pour attirer l'attention du spectateur, démontrant ainsi qu'il fonctionne grâce à la qualité de l'histoire, des acteurs et de la conception générale. À côté de Lassander et de Scott, on trouve deux autres noms chers au genre, Pier Paolo Capponi ("Les garçons du massacre" ; "Sept orchidées tachées de rouge"), dans le rôle du mari de Monou, et Simon Andreu ("La mort marche avec des talons hauts" ; "Pas de danse sur une lame de rasoir") dans celui du chantageur. "Les photos interdites d'une dame bien" peut être considéré comme le meilleur des gialli de Luciano Ercoli. Chaleureusement recommandé aux amateurs du genre du thriller italien.
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AVIS DE LA COMMUNAUTÉ (1)

r96sk

r96sk

7 /10

Just has enough about it.

<em>'The Forbidden Photos of a Lady Above Suspicion'</em> includes good performances from Dagmar Lassander, Pier Paolo Capponi, Simón Andreu and Nieves Navarro. It's also paced well enough, despite a few slower moments, and has a solid ending. The film is also short at around 90mins and features a neat score from a certain Ennio Morricone.

Avis fournis par TMDB