Eyeball backdrop
Eyeball poster

EYEBALL

Gatti rossi in un labirinto di vetro

1975 IT HMDB
janvier 24, 1975

A Barcelone, un groupe de touristes américains semble être la cible d'un maniaque dont le hobby est d'extraire le globe oculaire gauche de ses victimes après les avoir salement trucidés tout de même. Le doigt est (trop) vite mis sur l'épouse de Mark, l'un des touristes qui se voit rattrapée puis soupçonnée à cause de ses antécédents mentaux. Pas de chance pour la dame non plus, car la ville où ils habitaient dans le temps fut également un temps la cible d'un maniaque. Pourtant, une fois l'accusée neutralisée les meurtres se poursuivent...

Réalisateurs

Distribution

👍 👎 🔥 🧻 👑

Commentaires

Commentaires (0)

Equipe

Production: Joseph Brenner (Producer)
Scenario: Félix Tusell (Screenplay)Umberto Lenzi (Screenplay)
Musique: Bruno Nicolai (Original Music Composer)
Photographie: Antonio Millán (Director of Photography)

CRITIQUES (1)

Roberto Giacomelli
Un groupe de touristes américains en visite à Barcelone se retrouve impliqué dans une série de meurtres atroces. Le meurtrier massacre à coups de couteau de jeunes femmes puis leur retire l'œil droit. Les victimes sont principalement les mêmes touristes du groupe et la police suspecte que le meurtrier soit l'un des touristes car un témoin oculaire a vu que le meurtrier portait le même imperméable rouge fourni pour le tour. Mark Barton, arrivé en Espagne pour rencontrer sa maîtresse, suspecte sa femme Anna, initialement dirigée vers une clinique psychiatrique à Chicago mais maintenant mystérieusement arrivée à Barcelone elle aussi. Nous sommes en 1975, les thrillers de la trilogie animalesque argentienne ("L'oiseau aux plumes de cristal", "Quatre mouches de velours gris" ; "Le chat à neuf queues") ont fait école et de nombreux réalisateurs italiens de genre se sont consacrés à la création de cauchemars à l'intrigue complexe et aux surprenants rebondissements, qui imitaient, dans le titre et la construction narrative, les trois grands succès de Dario Argento. À la moitié des années 1970, cependant, ce type de thrillers à l'italienne commençait à avoir le souffle court, avec la conséquence que ces films modifieraient progressivement certains éléments pour une réécriture du genre qui aurait encore la force de passionner le spectateur. L'élément de la violence sadique et cruelle est introduit et Dario Argento est encore une fois l'initiateur avec le légendaire "Profondo Rosso". Dans ce contexte naît "Chats rouges dans un labyrinthe de verre", le dernier thriller que Lenzi a réalisé avant de se consacrer pleinement au policier. Umberto Lenzi au début des années 1970 a réussi à surfer sur la mode du thriller argentien avec des résultats plus que satisfaisants, offrant au public une série de films captivants et bien orchestrés ; "Chats rouges dans un labyrinthe de verre" est souvent cité comme le point le plus bas atteint par le réalisateur toscan et en effet, il manque le mécanisme complexe et intelligent de "Sept orchidées tachées de rouge" et l'élégance de "Spasmo", mais nous avons quand même affaire à un produit de bonne qualité, peut-être l'un des produits les plus méritants du thriller italien tardif. Dès le titre, on peut deviner l'influence que le cinéma de Dario Argento a eue sur cette œuvre, grâce à l'utilisation récurrente d'animaux, de couleurs et de chiffres dans l'élaboration d'un titre à effet. La structure est également celle classique des thrillers de cette époque, avec une intrigue incroyablement complexe qui voit le soupçon grandir progressivement sur chaque personnage du film ; mais dans "Chats rouges dans un labyrinthe de verre", nous pouvons quand même profiter d'un scénario (écrit par Lenzi lui-même) construit avec intelligence et sens de la participation du spectateur, capable d'impliquer fonctionnellement le spectateur lui-même dans l'enquête. Le seul point faible peut être identifié dans le rebondissement final et, surtout, dans le mobile du meurtrier qui semble assez improbable et très artificiel. La scène finale, cependant, est imprégnée de cette macabre spectacularité qui rend l'ensemble du film mémorable, grâce à une férocité visuelle qui parvient à surmonter le "mobile fou" récemment mentionné. L'ambiance ensoleillée espagnole est un élément assez inhabituel pour un thriller, tout comme la dose massive de violence présente dans ce film, qui pourrait apparaître comme une sorte d'intermédiaire entre le langage soft-violent des premiers thrillers italiens et celui plus explicite et dédié au choc des thrillers post "Profondo Rosso". En substance, "Chats rouges dans un labyrinthe de verre" ne présente pas de scènes de grande violence, au contraire, les meurtres sont souvent suggérés ou hors champ, mais la férocité des tueries et la manière dont agit le meurtrier (l'exportation de l'œil droit), rendent ce film plus cru que beaucoup de ses épigones. Dans le casting, nous pouvons trouver certains visages connus du genre, de John Richardson ("Les corps présentent des traces de violence charnelle" ; "Murder Obsession") dans le rôle de Mark Burton, à Martine Brochard ("Prison de femmes" ; "Murder Obsession") qui y interprète Paulette, en passant par le vétéran George Rigaud ("Pourquoi ces étranges gouttes de sang sur le corps de Jennifer ?" ; "Tous les couleurs du noir"), c'est-à-dire le révérend Bronson, jusqu'à Verónica Miriel (la Marisol de "Un sacco bello") dans le rôle de la jeune Jenny. Lenzi a toujours défini "Chats rouges dans un labyrinthe de verre" comme un travail non entièrement réussi, car, selon lui, il avait peu de moyens à sa disposition, mais en regardant le film, on a quand même l'impression d'assister à une œuvre sobre et réalisée avec grand savoir-faire, un produit de genre authentique qui ne déçoit pas l'enthousiaste.
👍 👎 🔥 🧻 👑

Commentaires

Commentaires (0)

Où Regarder

Streaming

Amazon Prime Video Amazon Prime Video
Amazon Prime Video with Ads Amazon Prime Video with Ads